dimanche 18 avril 2010

Retour en grâce de la gestion alternative

Les hedge funds, en version réelle et non clonée, se remettent donc finalement assez bien de leur terrible année 2008. La performance s’est redressée, +19% l’an dernier, et les sorties d’argent se sont inversées. Selon la société d’études de marché Eurekahedge, des apports de 14,9 milliards de dollars en février portent à 88 milliards les souscriptions depuis mai 2009.

Le retour de la confiance sur les marchés financiers profite à la performance des stratégies alternatives sur les titres décotés. Dans les sous-indices HFRI, celles-ci affichent un rendement sur les trois premiers mois de l’année de 5,2%, soit le double de 2,6% réalisés par l’indice global. Les seuls gérants à faire mieux depuis janvier sont ceux qui investissent en Europe de l’Est et en Russie (+10,4%).

Lire l'article de Jean-Pascal Baechler sur :
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/ac26b6ca-4b2a-11df-9497-62dd8def2d65%7C0

ARRETONS DE TIRER SUR LES HEDGE FUNDS !

La chasse aux sorcières continue pour “briser” ces Hedge Funds qui manipulent les marchés et qui s’enrichissent de façon outrageuse ! Il faut les réglementer, il faut les taxer, il faut les arrêter...

Cet article vous est proposé par Sophie Van Straelen - son nouveau blog :
http://svs-blog.com/

Depuis le début de la crise qui a frappé l’ensemble des grandes places financières mondiales, une sorte de chasse aux sorcières a été entamée contre les Hedge Funds. De Paris à New York en passant par Londres, de nombreux observateurs crient haro sur ces spéculateurs de la première heure qui ont manipulé le marché et se sont enrichis de façon outrageuse : il faut les réglementer, il faut les taxer, il faut les arrêter. Mieux, carrément les anéantir !

La récente publication des rémunérations (et non des bonus) des 25 premiers gérants de Hedge Funds n’a fait que jeter de l’huile sur le feu. Elle a fait mal, très mal. Au total, 25 milliards de dollars de revenus à se partager entre quelques privilégiés. Et dans le contexte économique actuel, si difficile pour une majeure partie de la population, c’est tout simplement insupportable. Ces annonces ont heurté et auraient pu constituer le terreau d’une révolte populaire qui ne disait pas son nom.

La suite de cet article sur :
http://www.next-finance.fr/ARRETONS-DE-TIRER-SUR-LES-HEDGE

lundi 12 avril 2010

Les Hedge Funds sont arrivés à Genève...

Il y aura un «avant» et un «après» le 1er avril 2010. Depuis ce jour, les Britanniques qui gagnent annuellement plus de 500 000 livres – salaires plus bonus – rient jaune. Ils verront l’entier de leurs revenus taxés à plus de 50%. C’est la mauvaise blague que leur a réservée Gordon Brown et le gouvernement anglais pour renflouer les caisses exsangues de l’Etat, après la crise financière.

Mais Londres qui pleure, c’est Genève qui rit. Début avril, et dans le plus grand secret, le hedge fund britannique BlueCrest (plus de 10 milliards de dollars de fonds sous gestion et 300 salariés) s’est installé dans l’immeuble d’affaires de la place Jargonnant, aux Eaux-Vives. La traditionnelle plaque de cuivre n’est pas encore posée dans l’allée. Seule une carte de visite signale l’entrée des bureaux.

«Toutes ces implantations se font dans la plus grande discrétion, nous confie un important gérant de hedge fund déjà installé dans la Cité de Calvin, qui, lui aussi, préfère garder l’anonymat. Mais nous sommes en contact les uns avec les autres et suivons l’ampleur du mouvement.» Ainsi, selon le magazine Private Banking, BlueCrest n’a pas seulement commencé ses activités; il aurait également délocalisé davantage de gérants et d’analystes que prévu initialement (environ 80). Car ses besoins se révèlent bien supérieurs, aujourd’hui, que la simple ouverture d’une représentation au bout du lac.

Lirela suite des articles de La Tribune de Genève sur :
http://www.tdg.ch/geneve/economie/hedge-funds-arrives-geneve-nichent-2010-04-09

dimanche 11 avril 2010

Les fonds de placement "maison" pour les gérants indépendants

De nombreux gérants indépendants administrent et distribuent à leur clientèle des fonds de placement « off-shore », en particulier des Iles-Vierges Britanniques et des Iles Cayman. Ces fonds ont le grand désavantage de ne pouvoir être distribués que dans un cercle limité de personnes, à savoir en particulier les institutionnels et les clients disposant d'un mandat de gestion.

Ainsi, le tiers-gérant ne peut pas faire du marketing de ces structures et, par ce biais, communiquer sur la qualité de leur gestion. Certains souhaiteraient ramener ces fonds en Suisse ou en Europe pour pouvoir les distribuer plus ouvertement au public et, éventuellement, en faire un produit d'appel.

Abordons ici dans les grandes lignes les possibilités qui s'ouvrent à eux en Suisse et au Luxembourg.

Lire la suite de l'article de Alexandre de Senarclens, AH Legal sur :
http://www.pointdemire.ch/index.php?page=57&actif=1

vendredi 9 avril 2010

Livre de Philippe Herlin : Finance - le nouveau paradigme, Comprendre la finance et l'économie avec Mandelbrot, Taleb,

Changer de paradigme pour retrouver une croissance durable« La finance est devenue folle » clame-t-on partout, souvent avec raison, mais aussi avec fatalisme. Que faire ? On ignore souvent que le mal a été diagnostiqué depuis longtemps, en premier lieu par le mathématicien français Benoît Mandelbrot, l’inventeur des fractales, puis par d’autres esprits iconoclastes tel Nassim Taleb, le découvreur des « Cygnes noirs ».Philippe Herlin revient dans ce livre sur la naissance de la finance moderne et ses développements jusqu’à nos jours, pour mettre en lumière les erreurs de ce modèle. À partir de nombreux exemples – et d’une relecture originale du jeu du Monopoly ! –, dans une approche claire et accessible, il montre que le paradigme actuel doit être totalement repensé.Cette révolution copernicienne de la finance devient urgente : la gestion de l’entreprise a également été « contaminée », et la crise perdure, sans réelles perspectives de redémarrage. Dans ce contexte de financiarisation excessive, une approche « fractale » de la finance et de l’économie ouvre la voie à un développement économique soutenable, porteur de croissance et d’emploi.Préface de Bernard Marois, Président du Club Finance HEC.

Philippe Herlin est chercheur en finance et chargé de cours au Conservatoire national des Arts et Métiers. Il publie régulièrement des tribunes dans différents médias économiques, et est l’auteur de Théorie des marchés financiers : revenir aux concepts fondamentaux (Club finance HEC, 2008).

Voir sur le site de Philippe Herlin :
http://www.philippeherlin.com/livre.htm

mardi 6 avril 2010

Nicolas Gomart : « Il est inexact de dire que la gestion alternative dans son ensemble n’a pas su apporter la non-corrélation attendue »

Pendant la crise financière, la plupart des indices de la gestion alternative ont fait preuve d’une forte corrélation avec l’évolution des marchés actions ou bien encore de l’écartement des spreads de crédit. Peut-on encore parler de « performance absolue » pour les stratégies alternatives avec des performances si décevantes ?

En 2008, l’assèchement soudain de la liquidité de certains marchés face aux ventes d’acteurs bancaires, conjugué à l’existence de niveaux de leviers élevés dans les portefeuilles, a provoqué la dégradation de la performance de certaines stratégies de gestion alternative, en particulier de bon nombre de stratégies d’arbitrage nécessitant du levier. Il est cependant inexact de dire que, dans son ensemble, la gestion alternative n’a pas su apporter la « non-corrélation » attendue. Certaines stratégies ont su en effet, parfois remarquablement, tirer leur épingle du jeu comme les gérants CTA (ndlr : « commodity trading advisors »), macro, equity market neutral ou d’arbitrage de fusions-acquisitions. Les indices globaux ont eux fait sensiblement mieux que les marchés d’actions.

Pour autant, on veillera à l’avenir à ne pas investir en gestion alternative « en soi » mais en accompagnement ou substitution d’investissements en actifs traditionnels.

Ainsi, schématiquement, certaines stratégies ont un profil "vendeur de put" ou "portage" : ce sont les stratégies d’arbitrage. Elles ont du sens pour dynamiser un portefeuille investi en actifs peu risqués ;

D’autres sont plus « acheteuses d‘options » : ce sont les stratégies de trading (CTA, macro par exemple). Elles contribuent à réduire le risque d’un portefeuille investi en actifs risqués et peuvent alors être utilisées en complément d’un portefeuille actions ;

D’autres ont un profil plus symétrique : ce sont les stratégies long/short. Elles peuvent être utilisées en substitution de portefeuilles investis en actions.

Lire l'ensemble de l'interview de N. Gomart sur :
http://www.next-finance.fr/Nicolas-Gomart-OFI-AM-gestion