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lundi 8 novembre 2010

Gestion alternative : La diversification devient plus difficile

La plupart des paris sur les actifs vont dans le même sens: celui de la reflation. L’actualité de la semaine passée a été passionnante et confirme les qualités d’anticipation des gérants de «hedge funds». En effet, ceux-ci mentionnaient déjà le deuxième programme de monétisation de la dette bien avant que la Fed ne le confirme et que les marchés actions s’orientent vers les sommets de l’année. Rappelons que fin août l’indice HFRI des hedge funds était en hausse de 1,14% alors que le S & P 500 était en baisse de 5,90%: la preuve que les hedge funds constituent parfois une source de diversification dans un portefeuille classique quand on comprend leur positionnement.

Selon certains gérants, qui appliquent une stratégie «macro», nous évoluons dans une situation similaire à celle qui a suivi l’accord du Plaza de septembre 1985. Lors de ce sommet, les ministres des Finances des grandes puissances de l’époque s’étaient mis d’accord pour que les Etats-Unis puissent dévaluer le dollar contre les autres devises. Le yen s’était apprécié de 50% face au dollar entre 1985 à 1987.

Selon ces gérants, une grande dévaluation du dollar semblable à celle de 1985 est déjà en route à cause des opérations de monétisation de la dette américaine. Ceux qui pensent à la fin du dollar devraient réaliser que les Etats-Unis et le bloc asiatique ne sont en fait qu’un seul et même bloc. Le yuan, le dollar de Hong Kong ainsi que le dollar de Singapour sont des devises intrinsèquement liées au dollar dont les taux de change sont ancrés au dollar par un régime de taux fixe. Certes, des réajustements sont possibles mais ils sont graduels et peuvent être anticipés. Qu’on le veuille ou non, le dollar reste la monnaie d’échange planétaire.

Lire la suite de l'article de Olivier Baumgartner- Bezelgues sur :
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/b62ea494-eabb-11df-8f71-dcea1b91aed8/La_diversification_devient_plus_difficile

lundi 25 octobre 2010

Les gérants suisses face à des choix difficiles : mais pour la majorité des gérants de hedge funds, les pays offshore resteront l’option privilégiée

Les gérants de fonds en Suisse ne connaîtront que trop le spectre de la surréglementation et du gel des marchés lucratifs de l’UE, qui menace depuis la directive européenne de l’UE sur les gérants de fonds alternatifs, la Directive AIFM («Alternative Investment Fund Manager»). Pendant des mois, la controverse a fait rage sur l’étendue de l’accès à l’UE qui devait être accordé aux gérants de fonds non communautaires et aux fonds non communautaires.

Les différents projets allaient de l’interdiction complète de la commercialisation de produits de fonds non communautaires dans l’UE, à l’invention d’un régime de «passeport» pour les produits de fonds communautaires et non communautaires. Pendant toute cette période, les gérants de fonds en Suisse, dont la grande majorité gère des fonds non communautaires (domiciliés pour la plupart dans les îles Caïman), ont gardé un œil attentif sur la rhétorique toujours changeante qui venait de Bruxelles.

Au cours d’une assemblée du Conseil de l’Europe à Luxembourg le 19 octobre, l’on s’est mis d’accord sur un compromis portant sur les aspects les plus controversés de Directive AIFM – ce que l’on a appelé les dispositions «pays tiers», comme l’était le champ d’application de l’étendue des pouvoirs de surveillance prudentielle d’un nouvel organe réglementaire qui n’existait pas encore – l’agence européenne des marchés financiers ou «ESMA» («EU Securities & Markets Authority»).

Lire la suite de l'article de Matthew Feargrieve sur :
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/5540087e-dfb9-11df-945d-f8381de1788c/Les_gérants_suisses_face_à_des_choix_difficiles

lundi 11 octobre 2010

Les hedge funds suisses émergent

L’exode de gérants individuels londoniens ne s’est pas produit. Mais le secteur se développe. Environ 200 millions de livres (307 millions de francs) par année. C’est le manque à gagner en impôts, estimé par le gouvernement britannique suite au départ d’Alan Howard et Michael Platt, deux gérants de hedge funds londoniens venus s’installer en Suisse.

A l’exception de quelques cas isolés comme ces derniers, la déferlante attendue de hedge funds londoniens, exaspérés par l’imposition au printemps dernier d’une taxe sur les bonus, semble s’être tarie bien avant d’avoir eu un véritable effet. Mais si ces prédictions semblent maintenant une illusion, cela n’empêche pas les gérants de hedge funds individuels de se développer en Suisse. Ces derniers sont toujours largement prépondérants en Suisse. Mais une tendance vers un léger rattrapage semble se dessiner.

Fonds mystérieux

Selon une étude publiée en septembre par le Centre pour les investissements alternatifs et la gestion du risque de la Haute Ecole des sciences appliquées de Zurich (ZHAW), il existait, à fin 2009, 125 fonds alternatifs, de 71 sociétés, gérant 14 milliards de dollars. Et ce, sans tenir compte des fonds, comme Bluecrest, Moore ou Brevan Howard, arrivés cette année. La part des véhicules alternatifs suisses est ainsi passée de 2,7% à 4% des fonds gérés en Europe dans ce secteur. La place reste loin derrière Londres (76%) mais talonne la Suède (5%). Une évolution qui n’a pas manqué de surprendre certains acteurs du secteur, tant ces fonds demeurent encore peu connus. «Il est possible qu’autant de fonds existent en Suisse, mais nous ne les connaissons pas», admet Dariush Aryeh, fondateur de Fundana, un sélecteur de fonds à Genève. Au-delà des gros acteurs, comme Jabre Capital Partners, concentrant 4,3 milliards de dollars – selon l’étude – ou d’autres intervenants connus dans ce microcosme, le spécialiste peine à mentionner d’autres opérateurs. Ce d’autant qu’ils «ne se sont jamais présenté à nous», poursuit-il. Avant d’ajouter: «Malheureusement, jusque-là, nous n’avons vu que peu de fonds suisses qui ont attisé notre curiosité.»

Lire la suite de l'article sur :
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/63787bda-d4ae-11df-9f3d-23f67eaa6777/Les_hedge_funds_suisses_émergent

samedi 18 septembre 2010

Toujours plus de gérants de fortune à leur compte

«On annonçait la fin des gérants indépendants depuis plusieurs années. Pourtant il semble qu’ils se portent bien.» Ce constat est celui de Claude Bretton-Chevallier, avocate, s’exprimant cette semaine à l’occasion du Forum Invest 10, qui s’est tenu au Bâtiment des forces motrices, en plein cœur de Genève. Malgré la crise financière et l’assouplissement du secret bancaire, les statistiques reflètent une évolution inattendue.

L’organisme Genève Place Financière dénombre 734 tiers-gérants, employant 2128 personnes, contre respectivement 706 faisant travailler 1656 employés fin 2008. A titre de comparaison, les banques emploient environ 20 000 personnes dans le canton.

Lire la suite de l'article sur :
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/69d73b7a-c29c-11df-a569-2385a4a9126b/Toujours_plus_de_gérants_de_fortune_à_leur_compte

lundi 6 septembre 2010

L’Europe devrait écouter les gérants de hedge funds

Contrairement à Washington, l’Union européenne diabolise cette industrie et ignore son message sur l’assainissement indispensable du secteur financier du Vieux Continent et la restructuration de la dette grecque.

Un an après le G20 de Pittsburg, les grandes promesses articulées par nos dirigeants sont restées lettre morte. Le bilan est mitigé, à des lieues de la concorde et de la solution harmonisée claironnées par les communiqués officiels. Il reflète bien les différences de jugement visant les responsables de la crise financière de 2008. Nul doute que les projets de régulation disparates entamés çà et là portent en eux les germes des crises à venir.

Les mesures adoptées pour protéger le système des désastres financiers à venir sont totalement différentes de part et d’autre de l’Atlantique. Aux Etats-Unis, l’administration Obama a érigé en priorité, voire en raison d’Etat, la nécessité de préserver le système bancaire des risques systémiques et des risques de marchés. Paul Volker n’est pas étranger à cette approche et, selon lui, ces risques-là doivent être portés par les acteurs du système financier de l’ombre (ou «shadow banking system»): les hedge funds et les fonds de capital-risque (private equity).

Lire la suite de l'article de Olivier Baumgartner-Bezelgues sur :
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/03c50064-b92e-11df-9cb9-c95a1e7751de/LEurope_devrait_écouter_les_gérants_de_hedge_funds

dimanche 15 août 2010

Gestion de fortune: Des indépendants de plus en plus courtisés

Les gérants indépendants séduisent une clientèle croissante. En quelques années, leur nombre s’est multiplié par cinq. Ils gèrent aujourd'hui 15% des fonds déposés en Suisse.

Le succès de la gestion indépendante se lit dans les chiffres. Il y a une quinzaine d’années, les gérants externes ne représentaient que 3 à 4% de la masse d’avoirs gérés en Suisse. Aujourd’hui, leur part est estimée à 15% par l’Association suisse des gérants (ASG). Pour répondre à cette tendance à la hausse, les banques dépositaires s’organisent pour faire face aux différents modèles d’affaires conçus par les gérants de fortune indépendants qui, avec leur statut de société de gestion, se doivent de déposer les avoirs de leurs clients auprès d’un établissement bancaire reconnu par la loi. Ces gérants travaillent la plupart du temps avec différentes banques. Une nécessité car leurs clients ont généralement des comptes auprès de plusieurs établissements et ne souhaitent pas les quitter. Comme la crise a augmenté la tendance à la diversification, les particuliers choisissent souvent de travailler avec différentes banques, afin de mieux répartir les risques.Dans son activité, un gérant travaille normalement avec une ou deux banques. Néanmoins, certains gestionnaires indépendants cumulent les dépositaires. Par ailleurs, ils n’utilisent pas forcément les services de courtage de la banque mais passent par un courtier spécialisé. Sous cette forme, le gérant est moins dépendant de la banque, on l’appelle alors «gérant indépendant» par opposition à «tiers gérant».

Lire la suite sur :
http://www.privatebankingmagazine.ch/de/artikelanzeige/artikelanzeige.asp?pkBerichtNr=181642

lundi 9 août 2010

Consolidation forcée dans les hedge funds

L’institutionnalisationde l’industrie implique des coûts accrus. Et la majorité des 23 milliards réinvestis au premier semestre a été allouée aux fonds de grande taille.

Beaucoup de choses ont changé pour les gérants de fonds alternatifs depuis la fin de leur période glorieuse, en été 2007. L’industrie avait réussi à soutenir un rythme de croissance éhonté depuis le deuxième trimestre de l’année 2002, plus que doublant leurs avoirs sous gestion pour atteindre en 2007 2,13 milliards de dollars en 2007 d’après BarclayHedge. La crise financière ainsi que les différents scandales ont eu raison des fonds alternatifs qui ne géraient plus que 1,45 milliard à la fin 2008. La chute des avoirs gérés n’est que la partie visible de l’iceberg.

En partie du à la panique, mais surtout a des promesses intenables des fonds durant les bonnes années, les investisseurs privés ont vendu massivement leurs positions dans les fonds alternatifs. La conséquence est que d’après une étude de l’AIMA, les clients institutionnels représentent aujourd’hui et pour la première fois la majorité des avoirs investis dans les fonds alternatifs. Ce changement dans la base de clientèle est lourd d’implication, car les gérants doivent maintenant améliorer leurs infrastructures pour répondre aux attentes élevées des investisseurs institutionnels en matière de structures opérationnelles, systèmes, gestion de risque, compliance, transparence…

Lire l'article de Gabriel Kurland sur :
http://www.agefi.com/Quotidien_en_ligne/detailArticle.php?articleID=351432

Le site internet de l'auteur :
www.hedgefundappraisal.com

lundi 19 juillet 2010

Cyril Demaria : Potentiel intact du private equity

La capacité du secteur non coté à absorber les changements réglementaires en cours est souvent sous-estimée par de nombreux gérants.

A écouter les gérants, les multiples projets de réglementation (Bâle III, Solvabilité II, Volcker Rule, projet de Directive AIFM) vont assécher le financement des fonds de private equity et donc des entreprises non cotées. Sachant que les banques ont sévèrement restreint leurs crédits aux plus petites sociétés, tout changement dans l’apport en fonds propres pourrait effectivement avoir des conséquences considérables sur une croissance déjà anémique.

Lire la suite de l'article de Cyril Demaria sur :
http://www.agefi.com/Quotidien_en_ligne/Enjeux/articleDetail.php?articleID=350204

mardi 13 juillet 2010

Un nouveau service de documentation par Finwatcher.com

Exemple de production :

Global Private Equity Barometer – Summer 2010

This 12th edition of the Global Private Equity Barometer captured the views of 110 private equity investors from all round the world. The Barometer’s findings are globally representative of the LP population by: Investor location, Type of investing organisation, Total assets under management, Length of experience of private equity investing.

Highlights:
. Half of LPs now have lifetime portfolio returns from private equity of 10% or less
. Two fifths of US LPs will prune their GP rosters over the next two years
. LPs plan big rises in their Asia-Pacific exposure – European investors most of all
. Investors think governments should avoid setting up, or investing in, VC funds

La suite sur :
http://www.finwatcher.com/samples/example-1/

mercredi 23 juin 2010

Gestion de Fortune : Indépendants et surtout gérants

Les garde-fous liés aux fonds de droits suisses sont bons pour l’investisseur car ils apportent transparence et sécurité dans un environnement connu.

«One-stop shop» ou spécialiste du contact humain? Le métier de gérant indépendant évolue dans plusieurs directions. Certains - des banques en particulier - militent pour une délégation accrue (de la gestion financière, de la gestion des risques aussi par exemple) pour que l’indépendant se concentre uniquement sur la relation client. D’autres préfèrent effectuer eux-mêmes toutes les activités du métier, du contact humain à la gestion elle-même. Parmi ces derniers, deux sociétés de gestion genevoises, Delman et Trillium, ont poussé la logique jusqu’à choisir de gérer elles-mêmes des fonds de droit suisse. Ce qui nécessite l’obtention de l’agrément de gestionnaire LPCC (Loi fédérale sur les placements de capitaux collectifs), délivré par la Finma.

Lire l'article de Marc Amyot sur Agefi.com :
http://www.agefi.com/Quotidien_en_ligne/detailArticle.php?articleID=348659

dimanche 6 juin 2010

Jérôme Teiletche : « Les réplicants sont complémentaires aux hedge funds ainsi que plus liquides et transparents que les indices ‘investissables’ »

Lombard Odier a été une des premières sociétés de gestion à lancer des fonds réplicant des hedge funds. Nous en faisons le bilan avec Jérôme Teiletche, responsable des stratégies d’investissement systématiques...

Next Finance : Vous avez lancé le fonds LO Funds - Alternative Beta, qui cherche à répliquer des stratégies de hedge funds. Quel bilan faîtes-vous de ce type de fonds et comment se sont-ils comportés pendant la crise ?

Jérôme Teïletche : Le lancement des premiers réplicants remonte à l’année 2007. A l’époque, certains investisseurs avaient accueilli avec scepticisme ce concept. Selon eux, il était impossible de répliquer des stratégies aussi dynamiques que celles suivies par les gérants de hedge funds. La crise a permis d’atténuer ces doutes. Les réplicants ont, tout d’abord, bien fait leur travail affichant un bon niveau de corrélation. Ensuite, ils se sont distingués au plus fort de la crise notamment par leur liquidité. Quelles que soient les conditions de marché, ils ont continué à servir leurs clients.

Lire la suite sur :
http://www.next-finance.fr/Jerome-Teiletche-Lombard-Odier-Les

mardi 25 mai 2010

La Suisse perdra-t-elle la gestion alternative?

Les gérants alternatifs suisses pourraient avoir à choisir entre déménager dans l'UE ou perdre leurs clients. La Suisse profitera peut-être des excès de la directive AIFM.

La place financière suisse a vu sa compétitivité attaquée sur le front de la gestion des fortunes non déclarées et vit peut-être les dernières heures du secret bancaire. A présent, un autre cœur de métier helvétique menace d’émigrer hors de Suisse: la gestion alternative. Désormais, le droit européen s’impose comme l’unique standard pour accéder aux investisseurs du continent.
La Suisse a depuis longtemps renoncé à être une juridiction de choix pour la domiciliation des fonds de placement ciblant les investisseurs européens. Le Luxembourg s’est largement imposé comme le domicile phare, profitant de son passeport européen, et toutes les grandes maisons suisses de fonds se sont implantées de longue date au Grand-Duché. A ce jour, les fonds de droit suisse ne sont pas autorisés à la vente dans l’Union européenne (UE), tandis que les fonds de droit européen sont autorisés en Suisse.

Lire l'article de Dominique Wish et Myret Zaki sur :
http://www.bilan.ch/finance/la-suisse-perdra-t-elle-la-gestion-alternative

lundi 24 mai 2010

Wegelin veut renouveler la gestion de fortune privée

La banque saint-galloise introduit des mandats qui mettent en pratique la technique du budget risque jusqu’ici utilisée pour les clients institutionnels.

La recherche en finance, à l’image des travaux de François-Serge Lhabitant, professeur à ­l’EDHEC, a non seulement souligné les limites de l’allocation d’actifs traditionnelle, mais aussi proposé une alternative. La situation actuelle est généralement la suivante: le gérant de fortune choisit une allocation stratégique des actifs en tant que référence pour le portefeuille. Il s’appuie sur une prime de risque statique des classes d’actifs et ne gère son portefeuille qu’en fonction d’un indice de référence. Au final, 95% du rendement dépend de l’allocation stratégique. Les actions sont préférées aux obligations dans une optique à long terme, mais cette stratégie suit l’approche indicielle, jugée plus performante et moins coûteuse que la sélection de titres.

Cette stratégie souffre de ses caractéristiques statiques. Les portefeuilles sont investis en tout temps si bien que leur performance est fortement liée à celle du marché. De plus, le portefeuille est rééquilibré en permanence et ce, même si l’investisseur ne le désire pas.

Le besoin d’un changement de paradigme s’est largement fait sentir, a déclaré au Temps Alexandre Michellod, responsable de la gestion semi-institutionnelle en Suisse romande pour la banque Wegelin.

Lire l'interview de Alexandre Michellod sur :
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/eb15a0c4-6774-11df-9eae-5d64a5e1bb2a/Wegelin_veut_renouveler_la_gestion_de_fortune_privée

mardi 18 mai 2010

Hedge Funds et Directive AIFM: chronique d’un échec annoncé

La directive est ainsi vouée à l’échec car elle commet l’erreur, liée à son a priori moral, de vouloir réglementer le fabricant (le gérant de hedge fund) et non le produit (le hedge fund lui-même). Il est sûr et certain que le projet de directive européenne visant à réglementer les hedge funds, quel que soit son aboutissement, sera un échec. Soit la directive est approuvée dans une version maximaliste, auquel cas l’accessibilité par les épargnants en Europe à ce type de gestion sera réduite et la création de sociétés de gestion alternative sera défavorisée par rapport à New York ou la Suisse. Soit c’est une version minimaliste qui est retenue, alors seront mises en place des réglementations tatillonnes, des procédures administratives lourdes, des fonctionnaires inutiles, tant les exceptions, dérogations et moyens de contourner la directive seront nombreux (et comptons sur la Grande-Bretagne pour que cela soit le cas). Si ma conviction d’un échec est si forte, c’est que la directive, sur base d’un jugement moral, met au centre de la réglementation le gérant de hedge fund, alors que c’est le fonds lui-même et seulement lui qu’il faudrait réglementer.

Lire l'article de Alexandre Col sur :
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/9a20d3b6-62bd-11df-abf4-797f50d66ef5/Directive_AIFM_chronique_dun_échec_annoncé

samedi 15 mai 2010

L’embellie de la gestion alternative ne profite pas à toute l’industrie

Les investisseurs préfèrent investir directement dans les fonds plutôt qu’à travers les fonds de fonds. Très présents à Genève, ces derniers devront se concentrer ou affiner leur modèle d’affaires.

La gestion alternative semble s’être remise de la crise financière et de l’affaire Madoff. L’embellie n’est pas aussi marquée dans tous les segments: les fonds de fonds notamment peinent à se redresser.

Selon des chiffres de Hedge Fund Research, l’industrie se rapproche des niveaux atteints avant la crise. Au premier trimestre 2010, elle gérait un montant total de 1670 milliards de dollars, contre un record de 1870 milliards en automne 2007. La progression s’explique en partie par les performances – les fonds ont engrangé 2,56% en moyenne sur les trois premiers mois de l’année – mais surtout par le retour des investisseurs. Ces derniers ont injecté 13,8 milliards de dollars. Cette évolution cache cependant des tendances contradictoires entre les hedge funds et les fonds de hedge funds. Ces derniers ont continué de subir des sorties de fonds au début de 2010 de l’ordre de 11,9 milliards.

Lire la suite de cet article sur :
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/84091056-5f99-11df-b744-59fc0071fbe4/Lembellie_de_la_gestion_alternative_ne_profite_pas_à_toute_lindustrie

mardi 11 mai 2010

Myret Zaki : Gérants indépendants, la renaissance d’un métier

Longtemps considérés comme une sous-catégorie du monde financier, les tiers-gérants retrouvent une fierté renouvelée et un attachement à leurs valeurs après la débâcle et les errements du secteur bancaire

Le secteur de la gestion de fortune indépendante, qui évolue discrètement aux côtés des banques privées, forme le tissu de la place financière de Genève. Leur métier? Conseiller et gérer les placements de clients aisés, des héritiers, ou des entrepreneurs dynamiques, principalement des pays frontaliers d’Europe, mais venant aussi de régions plus lointaines comme l’Amérique latine, le Moyen-Orient et l’Europe de l’Est. Non déclarés? Pour une part non négligeable, oui, comme les banques de la place.

Mais leurs bureaux ne ressemblent pas à ceux, huppés, des banques privées qui vous accueillent au milieu de riches tapisseries, de marbre, de fastueux meubles de velours et de bois précieux, ou de décor refait à la mode ultra-design. Les gérants de fortune indépendants, ou «tiers gérants», occupent de nombreux locaux à Genève, mais ils ne prennent pas beaucoup de place. Leurs intérieurs sont simples mais élégants et accessibles à tout un chacun, s’apparentant plus à ceux des régisseurs genevois. Ils vous reçoivent plus facilement au bistro de leur quartier, quand les banquiers vous invitent dans leurs cossus salons à un repas de traiteur maison.

Suite de l'article de Myret Zaki sur :
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/5dea11a4-0518-11de-a422-5244b6f2f94e/G%C3%A9rants_ind%C3%A9pendants_la_renaissance_dun_m%C3%A9tier

jeudi 6 mai 2010

Cyril Demaria : L’art de gérer la succession dans les family offices

Comme beaucoup d’entreprises familiales, les family offices vont vivre une transition générationnelle. Ceci est vrai pour les individus fortunés, mais aussi pour les équipes gérant ces fortunes, ce qui constitue un double défi à gérer. Le papy boom va affecter le petit monde de la gestion privée, et singulièrement celui très discret des family offices. Certains d’entre eux ont déjà vécu la première transition, celle de l’institutionnalisation, dans le sens où le(s) fondateur(s) de la fortune familiale ont passé la main aux enfants. Beaucoup vont néanmoins devoir affronter ce premier pas délicat, qui pourrait par ailleurs coïncider avec celui du départ à la retraite des professionnels faisant fructifier le patrimoine familial.

Le changement dans la continuité : Les créateurs ont souvent laissé une forte empreinte sur le family office. «La connection émotionnelle est en effet forte entre le fondateur et l’équipe du family office qui est devenue un partenaire de confiance à long terme», explique Corinna Traumüller, dirigeante de Family Office Management Consulting. Par ailleurs, les interlocuteurs se démultiplient pour l’équipe, à mesure que les successions interviennent.

Inévitablement, se pose la question de la gestion des profils d’investissement. En effet, au sein d’une succession, certains des enfants sont plus âgés que d’autres. Les perspectives divergent et peuvent mener les équipes de gestion de fortune à faire face à des désaccords entre membres de la famille. «Les questions à régler sont délicates: est-ce que la famille souhaite conserver la gestion commune ? Continuer à investir ensemble? Quel sera le rôle du family office à cet égard?», détaille cette spécialiste de la structuration et de l’organisation de family offices. Cette source d’incertitude est par ailleurs aggravée dans le cas de figure d’un changement au sein de l’équipe.

L’attachement personnel de certains membres de l’équipe à certains membres de la famille peut les conduire à évoluer professionnellement, ou se retirer, en cas de changement au sein de la famille. Or «trouver des gens de confiance est une tâche délicate», confie Corinna Traumüller. «Les fluctuations ne sont pas une option au sein d’un family office: l’équipe doit être du meilleur niveau, correspondre à la culture de la famille et être à une étape de développement adéquate.»

Lire la suite de l'article de Cyril Demaria sur :
http://www.cfo-news.com/L-art-de-gerer-la-succession-dans-les-family-offices_a14466.html

dimanche 18 avril 2010

Retour en grâce de la gestion alternative

Les hedge funds, en version réelle et non clonée, se remettent donc finalement assez bien de leur terrible année 2008. La performance s’est redressée, +19% l’an dernier, et les sorties d’argent se sont inversées. Selon la société d’études de marché Eurekahedge, des apports de 14,9 milliards de dollars en février portent à 88 milliards les souscriptions depuis mai 2009.

Le retour de la confiance sur les marchés financiers profite à la performance des stratégies alternatives sur les titres décotés. Dans les sous-indices HFRI, celles-ci affichent un rendement sur les trois premiers mois de l’année de 5,2%, soit le double de 2,6% réalisés par l’indice global. Les seuls gérants à faire mieux depuis janvier sont ceux qui investissent en Europe de l’Est et en Russie (+10,4%).

Lire l'article de Jean-Pascal Baechler sur :
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/ac26b6ca-4b2a-11df-9497-62dd8def2d65%7C0

lundi 12 avril 2010

Les Hedge Funds sont arrivés à Genève...

Il y aura un «avant» et un «après» le 1er avril 2010. Depuis ce jour, les Britanniques qui gagnent annuellement plus de 500 000 livres – salaires plus bonus – rient jaune. Ils verront l’entier de leurs revenus taxés à plus de 50%. C’est la mauvaise blague que leur a réservée Gordon Brown et le gouvernement anglais pour renflouer les caisses exsangues de l’Etat, après la crise financière.

Mais Londres qui pleure, c’est Genève qui rit. Début avril, et dans le plus grand secret, le hedge fund britannique BlueCrest (plus de 10 milliards de dollars de fonds sous gestion et 300 salariés) s’est installé dans l’immeuble d’affaires de la place Jargonnant, aux Eaux-Vives. La traditionnelle plaque de cuivre n’est pas encore posée dans l’allée. Seule une carte de visite signale l’entrée des bureaux.

«Toutes ces implantations se font dans la plus grande discrétion, nous confie un important gérant de hedge fund déjà installé dans la Cité de Calvin, qui, lui aussi, préfère garder l’anonymat. Mais nous sommes en contact les uns avec les autres et suivons l’ampleur du mouvement.» Ainsi, selon le magazine Private Banking, BlueCrest n’a pas seulement commencé ses activités; il aurait également délocalisé davantage de gérants et d’analystes que prévu initialement (environ 80). Car ses besoins se révèlent bien supérieurs, aujourd’hui, que la simple ouverture d’une représentation au bout du lac.

Lirela suite des articles de La Tribune de Genève sur :
http://www.tdg.ch/geneve/economie/hedge-funds-arrives-geneve-nichent-2010-04-09