dimanche 23 décembre 2007

Innovation, Innovation, Innovation

Extrait de l'introduction de l'étude publiée récemment par Thames River Capital :

"Just like the property world’s cliché “location, location, location”, the three most important rules for making money in hedge funds are innovation, innovation and innovation. The graph below shows the returns for the hedge fund industry overall since 1994 (i.e. nearly 15 years of data)."

Lire la suite et en particulier le paragraphe sur la stratégie d'investissement dans les "early stage managers" :

http://www.thamesrivercapital.com/pdf/research_papers/0711%20multi%20hedge%20frnt%20pg.pdf

Independent firms will boost asset management market

Le monde de l'Asset Management devrait être témoin de l'émergence d'un nouveau phénomène dès l'année prochaine. Il s'agit là, selon un rapport publié aujourd'hui, de la montée en puissance des gestionnaires d'actifs indépendants, qui devrait, en 2008, être plus patente que jamais.Ben Phillips, analyste chez Jefferies Putnam Lovell l'explique dans son étude : "les grandes banques commerciales, les banques d'investissement et les groupes d'assurances qui ont historiquement contrôlé leur gestion d'actifs trouvent à présent qu'il est plus profitable d'investir dans les fonds plus performants proposés dans les " boutiques". L'analyste prévient, dans un entretien à "Financial News" : "Les investisseurs individuels, l'Asie, les fonds souverains seront les principales sources de revenus dans les prochaines années. Les investisseurs vont désormais s'intéresser au rendement et non plus à l'accumulation d'actifs, dopant ainsi la demande de création de nouveaux produits." Aussi, le désir des banques et des assureurs de devenir, en interne, des spécialistes du "multi-boutiques" se fait de plus en plus fort. C'est ainsi le cas de Resolution Asset Management, le gestionnaire de fonds pour l'assureur anglais Resolution Life qui a formé une série de joint-ventures avec des équipes de gérants de fonds en externe.Aussi, dans trois ans, les "boutiques" de gestion d'actifs devraient représenter près d'un tiers de l'industrie de l'Asset Management dans le monde. Selon Putnam Lovell, la gestion va s'orienter progressivement vers la recherche de la performance et non plus se focaliser -et être rémunérée- uniquement sur la quantité d'actifs sous gestion. La banque va jusqu'à affirmer que les bénéfices des fonds vont désormais provenir en majorité de la gestion alternative et des commissions indexées sur la performance.

Lire l'étude de Putnam Lovell : http://www.jefferies.com/cositemgr.pl/html/OurFirm/NewsRoom/PressReleases/2007/200712121press.shtml

vendredi 21 décembre 2007

Pôle de Compétitivité Finance-Innovation : fonds d’investissement dédié aux jeunes entreprises dans le domaine de la gestion d’actifs

Arnaud de Bresson, délégué général de Paris Europlace, répond aux questions de http://actu.efinancialcareers.fr/

Extrait : Où en est concrètement le pôle de compétitivité ?

Lancé officiellement en juillet, le pôle de compétitivité mondial – FINANCE INNOVATION – rassemble 150 membres (entreprises, centres de recherche, centres de formation, associations professionnelles…) et représente une quinzaine de projets industriels et de recherche à haute valeur ajoutée, déjà lancés. Les axes prioritaires sont de faire de Paris la plate-forme de l’information financière européenne, un pôle européen de formation et de recherche en finance et de favoriser le financement de l'innovation. Parmi les projets, citons le fonds d’investissement dédié aux jeunes entreprises dans le domaine de la gestion d’actifs, des activités financières et des activités de services aux industries financières ; CREDINEXT, une plate-forme de valorisation indépendante de dérivés complexes ; ou encore METNEXT, une plateforme d’indices climatiques portée par NYSE-Euronext et Météo France.

Lire l'interview sur : http://actu.efinancialcareers.fr/NEWS_ITEM/newsItemId-12204

Créer une société de gestion alternative en France

Interview de Monsieur Rémy Pierre, dirigeant de ANAKENA par http://www.next-finance.fr/ :

Extrait de l'interview : Il y a aujourd’hui plus de 8.000 Hedge funds dans le monde et à peine une centaine en France, qui regorge pourtant de financiers de talent. La réglementation y est elle trop contraignante ou les gérants et les traders français sont-ils trop frileux ?

Il est sûr que la France est aujourd’hui très bien représentée à Londres tant par le nombre que la qualité de ses acteurs financiers. Si nous avons eu la chance d’être soutenu par Ixis, il est vrai que cette démarche de soutien d’anciennes équipes de trading par une banque est beaucoup moins courante en France qu’à Londres ou à New YorK. La réglementation n’est pourtant plus aussi contraignante qu’elle a pu l’être par le passé et l’Autorité des Marchés Financiers a, à mon sens, une démarche très positive quant au développement des Hedge Funds à Paris tout en veillant à proposer des fonds dont les risques tant opérationnels que de marché soient bien maîtrisés. Le frein concernant le développement de cette industrie en France est probablement plus lié à la réglementation qui encadre les investissements directs des institutionnels dans ce type de fonds.

Lire l'interview complet sur : http://www.next-finance.fr/Remi-Pierre-Le-role-de-la-gestion

mercredi 19 décembre 2007

Focus : Le Family Office

Le Family Office (ensemble des services liés directement ou indirectement à la gestion de patrimoine des très grandes fortunes supérieures à 30 millions d'euros) est devenu, aux Etats-Unis, une véritable profession qui emploie plus de 10 000 personnes. Le terme est apparu en France en 2001 et reste très peu connu en dehors d'un petit cercle de spécialistes du patrimoine. Cette activité est cependant amenée à se développer rapidement, afin de répondre aux demandes très spécifiques du plus haut segment de la gestion de fortune.

A lire :

. "Le Family Office", le livre de Eric Pichet et de Marie Grozieux de Laguerenne

. sur Wikipedia :

http://en.wikipedia.org/wiki/Family_Office

http://fr.wikipedia.org/wiki/Banque_priv%C3%A9e

Quels sont les secrets des traders qui réussissent ?

A l'occasion de la parution de la nouvelle collection Bourse (Editions d'Organisation), Eyrolles.com a demandé au trader et Agrégé d'économie et de gestion, Thami Kabbaj, auteur de Psychologie des grands traders, de répondre à une des questions qui intéressent tous les traders.

Détrompez-vous ! Ce n'est pas parce que vous pouvez accéder facilement aux marchés qu'il est aisé de réussir rapidement. Illusion qui leurre bien souvent les traders novices alors que les recherches menées dans le domaine de la finance comportementale prouvent le contraire. N'étant pas structurés par nature pour opérer sur les marchés financiers, nous perdons rapidement toute discipline et toute rationalité.

En d'autres termes, savoir analyser correctement un marché ne suffit pas pour réussir sur les marchés. De nombreux analystes brillants se révèlent être de piètres traders alors que les meilleurs traders outre leurs compétences d'analyse ont surtout su développer une maîtrise de leurs émotions. Pour cela, ils analysent à froid les erreurs commises et les moyens à mettre en oeuvre pour atténuer leurs conséquences négatives. Andrew Lo et Dmitry Repin, économistes du MIT, ont ainsi démontré dans leur étude The psychophysiology of real-time financial risk processing, publiée dans le Journal of Cognitive Neuroscience (2002) que les traders expérimentés réagissaient mieux face aux évènements aléatoires que les traders novices.

Car l'excellence dans un domaine ne relève pas de l'inné mais bien de l'acquis. Philip E. Ross explique ainsi dans l'article the Expert Mind publié en 2006 que le processus permettant de devenir un expert dans un domaine résulte à la fois d'un entraînement intensif à développer des compétences et d'une évaluation approfondie de ses actes afin d'être plus performant. Steenbarger, psychologue de son état, enfonce le clou. Il dresse dans son célèbre ouvrage Enhancing Trader Performance : Proven Strategies from the Cutting Edge of Trading Psychology le portrait des traders de haut vol comme étant des personnes méthodiques et exigeantes qui passent en revue tous les jours leurs positions, détectent les erreurs commises et tentent d'en tirer des règles de conduite. Rien n'est laissé au hasard.

Exemple à suivre : Le volte-face de Martin Schwartz

Diplômé d'un MBA de l'université de Columbia et analyste financier, cet homme extrêmement dynamique n'a cessé pourtant de perdre sur les marchés pendant 10 années consécutives. En analysant les raisons de son échec, il s'est rendu compte qu'il manquait de discipline et qu'il avait tendance à confondre trading et casino... Faisant table rase de ses anciennes habitudes, il revoit alors tous les jours ses positions après la clôture. Dans les années 1980, ses résultats ont grimpé en flèche et enregistré des profits supérieurs à 10 millions de dollars par an en travaillant exclusivement pour son compte et avec un portefeuille de départ de 100 000 $ !".

Les livres de Thami Kabbaj chez Eyrolles dont il est l'un des directeurs de collection :
http://www.eyrolles.com/Entreprise/Articles/Bourse/Tkabbaj2

mardi 18 décembre 2007

Focus : le rôle du Prime Broker

Les intervenants du monde de la gestion alternative sont nombreux et à l'occasion de l'article de ce jour du quotidien "La Tribune" http://www.latribune.fr/ , nous rappelons le rôle du Prime Broker donné par http://www.vernimmen.net/ :

"Un prime broker est dans la pratique une banque qui propose des services spécifiques aux hedge funds afin de leur permettre de mieux exercer leurs activités : outre les opérations classiques d'intermédiation sur les marchés financiers (achat et vente pour le compte du client), le prime broker offre des services de prêts et emprunts de titres, des services de financement spécifiquement adaptés aux opérations avec effets de levier des hedge funds.

Pour en savoir plus : http://en.wikipedia.org/wiki/Prime_brokerage

lundi 17 décembre 2007

En pleine crise des Subprimes, serions nous à la veille d'un scénario à la Japonaise?

L'heure des comptes aurait-elle sonnée? Le Krach de 2000 et 2003 cède sa place à la crise de l'immobilier. En pleine crise des Subprimes, serions nous à la veille d'un scénario à la Japonaise? Certains le pensent. Et si le techno Krach, malgré sa violence, n'avait été qu'un avertissement ? « Tarte Up et Business Flan… » vous propose un retour en arrière plein d'enseignements: le voyage d'un gérant de portefeuille au coeur de la bulle Internet, qui se soldera par l'un des plus beaux krachs du dernier siècle et qui, peut être, en annonce d'autres...

Arnaud POISSONNIER: gérant de portefeuille chez un broker puis directeur du développement de la banque OBC, il fonde en 2006 le Cabinet CEOFFICE, Family Office indépendant spécialisé dans le suivi de clients fortunés. Très investi dans la micro finance auprès d'OXUS, une partie des recettes de cet ouvrage sera reversée à des bénéficiaires de micro credits.

A commander sur : http://www.lulu.com/browse/book_view.php?fCID=1244377

dimanche 16 décembre 2007

Le boom de la finance offshore

La revue "Alternatives Economiques" vient de publier dans son hors série de décembre 2007 des articles relatifs à la finance et aux marchés financiers; nous en avons extrait l'article sur le "Le boom de la finance offshore".

Les banques, les compagnies d'assurances et les multinationales ont de plus en plus recours aux paradis fiscaux et autres centres offshore. Les transactions financières entre les agents économiques sont en principe soumises aux lois du territoire où elles se produisent: une entreprise qui fait des profits dans un pays donné doit payer l'impôt sur les sociétés du pays considéré; une banque qui veut octroyer des crédits doit respecter les contraintes réglementaires du pays où elle s'installe, etc. En pratique, une entreprise peut faire des profits sur un territoire et payer des impôts dans un autre, un investisseur financier peut opérer dans un pays, alors que sa comptabilité est établie et contrôlée dans un autre, etc. La finance offshore, ce sont tous les moyens qui permettent d'instaurer ce découplage entre le lieu réel et le lieu juridique d'une transaction.

Lire la suite sur :
http://www.alternatives-economiques.fr/le-boom-de-la-finance-offshore_fr_art_646_34591.html

samedi 15 décembre 2007

Le Luxembourg « SIFonne » ses concurrents!

Depuis l’introduction de la SIF ou loi du 13 février 2007 sur les fonds d’investissement spécialisés (FIS - SIF), l’essor de la gestion alternative à Luxembourg ne cesse de se confirmer. Les fonds réservés aux institutionnels et autres investisseurs avertis ont le vent en poupe : la place financière compte 366 véhicules SIF créés à ce jour, une dynamique qui ne faiblit pas avec 29 ajouts sur la liste officielle de la CSSF pour le seul mois de septembre 2007. A titre de comparaison, précisons qu’en 2006 le nombre de fonds institutionnels régi par l’ancienne loi du 19 juillet 1991 n’avait augmenté que de 39 unités en 12 mois, passant de 178 à 217.

Lire l'article de Deloitte Luxembourg publié dans l'AGEFI Luxembourg :

http://www.deloitte.com/dtt/press_release/0,1014,sid%253D48234%2526cid%253D182901,00.html

En savoir plus sur la loi luxembourgeoise et sa mise en oeuvre en consultant un des sites spécialisés de la société de conseil à Luxembourg - FIDOMES - http://www.fidomes.com :

http://www.fidomes.com/FIS/index.asp?rub=8

Typologie des Hedges Funds

Ce mémoire HEC de Guillaume RAVIX publié sur le site de finance www.vernimmen.net présente l’industrie des hedge funds de manière à en dégager deux aspects : d’une part, les caractéristiques de l’investissement alternatif propres aux hedge funds et, d’autre part, les spécificités des différentes stratégies qui les définissent. Ce mémoire examine également la performance des hedge funds ainsi que le risque de leurs rendements, tout en expliquant que la mesure de ce risque diffère de la mesure communément utilisée pour les actifs classiques (volatilité des rendements). Il tient aussi à démontrer que l’intérêt premier des hedge funds en gestion d’actifs est leur capacité à diversifier un portefeuille classique (actions, obligations) du fait de leur décorrélation par rapport aux marchés. Enfin, il aborde les principaux enjeux de cette industrie, en constante mutation.

A lire sur : http://www.vernimmen.net/ftp/Memoire_typologie_hedge_funds.pdf

vendredi 14 décembre 2007

Investment Funds In Luxembourg - 2007

Ernst & Young Luxembourg vient de publier son étude annuelle sur l'organisation du métier des fonds au luxembourg. Ce dossier de 180 pages est fondamental pour l'analyse et la compréhension du marché luxembourgeois de l'asset management.

A lire sur :

http://www.ey.com/global/content.nsf/Luxembourg_E/Investment_Funds_2007

Les Hedges Funds se frayent un chemin dans la complexité

Publié récemment par Ersnt & Young Luxembourg une étude intitulée "Global Hedge Fund Survey 2007" - Navigating New Complexities" qui met en évidence la préoccupation majeure des gestionnaires de hedges funds de premier plan à l'échelle mondiale, à savoir le recrutement et la rétention de collaborateurs performants ainsi que la gestion de la croissance.

A lire sur :

http://www.ey.com/global/content.nsf/Luxembourg_E/Hedge_Funds_Navigating_New_complexities_Global_Survey_-2007-

Hedge Funds : neuf écueils à éviter en matière de gestion des risques

Si l’industrie des hedge funds est en passe d’atteindre sa maturité, on ne peut pas en dire autant des méthodes d’évaluation et de gestion des risques qui y sont couramment utilisées. C’est ce qui ressort d’une étude mondiale récemment publiée par Deloitte Research, qui met en garde les investisseurs et les gestionnaires de hedge funds contre neuf écueils à éviter en matière de gestion des risques.

A lire et fichier à télécharger :

http://www.deloitte.com/dtt/press_release/0,1014,sid%253D48234%2526cid%253D162740,00.html

mercredi 12 décembre 2007

François Potier invente un nouveau métier à la Générale

Le journal "La Tribune" de ce jour (mercredi 12 décembre 2007) rappelle que "les banques d'investissements telles que la Société Générale sont de plus en plus dépendantes de l'activité des hedges funds" au travers de leurs métiers du courtage et de la gestion.

Le Crédit Suisse situait récemment ce chiffre en moyenne à 12,5% des revenus des banques d'investissement.

http://www.latribune.fr/info/Francois-Potier-invente-un-nouveau-metier-a-la-Generale-~-20071210U79QRUJ-$Db=Tribune/Articles.nsf-$RSS=1

Ainsi, au sein de SGCIB, François Potier est banquier d'affaires pour les hedges funds. Cet article détaille les différents métiers que la Société Générale apporte aux hedges funds selon une approche connue à destination des sociétés industrielles : conseils, levées de fonds, introductions en bourse, financements classiques.

vendredi 7 décembre 2007

LA GESTION D'ACTIFS EN 2006

Extrait de l’étude AMF publié le 6/12/2007 : la gestion alternative

L'évolution du cadre réglementaire au cours des dernières années a contribué à faire de la gestion alternative un ensemble de stratégies de gestion de plus en plus utilisé par les investisseurs institutionnels.

La gestion alternative peut être directe ou indirecte.

La gestion alternative directe a été largement favorisée par de nouveaux véhicules d'investissement permettant de mettre en oeuvre des stratégies alternatives via des véhicules d'investissement de droit français :

• Les OPCVM ARIA (à règles d'investissement allégées)

Les OPCVM à règles d'investissement allégées (ARIA) se décomposent en trois sous catégories : ARIA simples (sans effet de levier), ARIA EL (avec effet de levier, limité à 3 fois l'actif du fonds) et ARIA de fonds alternatifs. Ces OPCVM présentent des règles d'investissement allégées par rapport aux ratios standards de division des risques et d'emprise imposés aux OPCVM à vocation générale. Au 31 décembre 2006, l'encours des OPCVM ARIA représente plus de 12 milliards d'euros pour 81 OPCVM ARIA.

• La gestion des OPCVM contractuels

La gestion des OPCVM contractuels permet d'investir dans tous types d'instruments financiers (cotés ou non, français ou étranger, avec un effet de levier illimité) sous réserve notamment que l'information du souscripteur soit adaptée et que la société de gestion ait fait valider un programme d'activité spécialisé agréé par l'AMF. Au 31 décembre 2006, l'encours des OPCVM contractuels était de 8 milliards d'euros pour 149 OPCVM contractuels.


Lire l’étude complète sur le site de l’AMF :

http://www.amf-france.org/documents/general/8060_1.pdf

Thami Kabbaj : "les traders peuvent encore battre les black box"

Notre partenaire Thami Kabbaj, a été interviewé par NextFinance. Thami Kabbaj, ancien trader au sein d’un fonds à Londres, puis trader pour compte propre sur la marché US, actuellement professeur agrégé d’économie, explique dans cet interview le rôle fondamental de la psychologie dans la réussite en trading.

http://www.next-finance.fr/Thami-Kabbaj-le-trader-peut-encore

Bonne lecture.

mercredi 5 décembre 2007

Livret AMF : La gestion alternative

Vous vous interrogez sur la gestion alternative ? Que recouvre cette notion ? Comment accéder à ce type de gestion ?

Ces stratégies, mises en oeuvre par des professionnels de la gestion d’actifs, connaissent un fort développement depuis quelques années. Ce livret édité par l'AMF, à vocation pédagogique, a pour objectifs de :

• vous aider à comprendre le fonctionnement des produits d’épargne dont la gestion est « alternative » ;
• vous informer sur les conditions d’accès à ces produits proposant différentes stratégies ;
• vous permettre d’appréhender les contraintes et les risques éventuels relatifs à ce type de gestion.

http://www.amf-france.org/documents/general/7535_1.pdf

Les hedges funds décriés, mais toujours prisés

Dans "la Tribune" de ce jour - www.latribune.fr :

"La performance médiane des hedges funds a été de 13% annuels sur les douze dernières années, donc plus élevée que la plupart des indices boursiers. Certes, tous les fonds n'obtiennent pas une telle performance mais, pour les investisseurs (dont les fonds de pension), l'attrait le plus important des hedges funds est d'améliorer la diversification de leur portefeuille du fait de la faible de leur rentabilité avec celle des marchés".

Par Catherine Lubochinsky - Professeur à Paris II - Membre du Cercle des Economistes

http://www.lecercledeseconomistes.asso.fr/spip.php?article77

mardi 4 décembre 2007

La VaR repousse les frontières dans la gestion d´OPCVM

L´AMF autorise dorénavant la VaR comme mode de calcul du risque. De nouvelles stratégies de gestion peuvent donc être mises en oeuvre. Ainsi, si le moteur de performance des fonds ne changent pas fondamentalement, cet assouplissement permet aux sociétés de gestion de proposer leurs fonds à une palette plus large d´investisseurs, tout en visant une performance plus élevée que dans la période précédente.

Pour en savoir plus, sur le site de l'AMF :

http://www.amf-france.org/documents/general/6032_1.pdf

http://www.amf-france.org/documents/general/7959_1.pdf

lundi 3 décembre 2007

Handbook of Hedge Funds - Un livre de François Serge Lhabitant

Ce livre est un guide complet d'une industrie en plein essor. Conçu comme une référence pour les investisseurs et les gestionnaires de portefeuille et de fonds, "Handbook of Hedge Funds" est une synthèse des précédents livres à succès de l'auteur.

Ce livre regroupe les mises à jour réglementaires, de nombreuses nouvelles études de cas et des exemples, des analyses détaillées relatives aux stratégies d'investissement, des discussions sur les indices de fonds de couverture et sur les bases de données, ainsi qu'une approche et des conseils sur la construction de portefeuille.

Plus de détails sur ce livre :

http://www.edhec-risk.com/research_news/books/RISKBook.2007-01-12.2720

La biographie de l'auteur :

François Serge Lhabitant, Ph.D. François-Serge Lhabitant is Associate Professor of Finance at EDHEC Business School, Professor of Finance at the University of Lausanne, and Chief Investment Officer at Kedge Capital.Professor Lhabitant is responsible for the investment management of the Kedge Capital Funds and investment mandates operated by the Kedge Group. Before joining Kedge, he was a senior executive at UBP where he was in charge of the quantitative analysis and the management of dedicated hedge fund portfolios. Prior to that, Professor Lhabitant was a director at UBS Private Banking Division and Global Asset Management where he developed quantitative models for hedge fund analysis and performance measurement.At EDHEC Business School, Professor Lhabitant teaches the Hedge Funds, Commodities and Managed Futures course within the MSc in Risk and Asset Management programme and contributes to the work of the EDHEC Risk and Asset Management Research Centre. His research has been published in refereed academic and practitioner journals such as the Journal of Alternative Investments, European Finance Review, and the Journal of Risk Finance. He is a Member of the Scientific Committee of the AMF, the French financial markets’ regulatory body.Professor Lhabitant has authored a large number of articles on finance and economics in industry publications as well as several books on alternative investments and emerging markets including several hedge fund bestsellers. His latest reference text is the Handbook of Hedge Funds (Wiley Finance). He is a seasoned presenter and keynote speaker at top industry events.Professor Lhabitant holds graduate degrees in engineering, banking and finance and a PhD in Finance from the Ecole des Hautes Etudes Commerciales of the University of Lausanne. Pr Lhabitant holds graduate degrees in engineering, banking and finance and a PhD in Finance from the Ecole des Hautes Etudes Commerciales of the University of Lausanne.

jeudi 29 novembre 2007

BNP Paribas et HEC Paris créent en France le BNP Paribas Hedge Fund Centre à HEC

BNP Paribas et HEC annoncent aujourd'hui la création du BNP Paribas Hedge Fund Centre à HEC. Troisième du nom, sa création fait suite à celle réalisée à la London Business School (LBS) en 2001 et à la Singapour Management University (SMU) en 2006. La mission des BNP Paribas Hedge Fund Centres, et notamment celui de HEC, est de faciliter, encourager et subventionner une recherche académique nationale et internationale de haut niveau, de dispenser une éducation d'excellence auprès des étudiants, professionnels et investisseurs ainsi que de disséminer une information objective et impartiale sur les Hedge Funds. Le Centre doit ainsi promouvoir la connaissance de la gestion alternative. Il renforce la position des BNP Paribas Hedge Fund Centres dans le monde comme étant des lieux de référence propices aux échanges d'idées, et à l'acquisition de connaissances et d'informations objectives sur les Hedge Funds. Le BNP Paribas Hedge Fund Centre à HEC proposera un programme varié de formations : 3 jours de formation continue à destination des investisseurs et professionnels, un cours sur la gestion alternative dans le cadre du MBA et un cours dans le cadre du Master en Finance. Le Centre organisera également, au cours de l'année, des séminaires et symposium qui seront l'occasion de présenter les résultats de recherches et un débat d'idées entre praticiens et académiques à un public plus large.Les rôles des trois Hedge Fund Centres sont répartis en fonction des qualités et des tropismes de leur université d'accueil et de leurs chercheurs. Ainsi, à Londres, le Centre concentre surtout sa recherche fondamentale sur le pricing et les différentes stratégies d'investissement. A Singapour, il réalise une étude plus spécifique sur l'industrie, le rôle et les caractéristiques des Hedge Funds asiatiques. Enfin, à Paris, le Centre s'intéressera au modèle entrepreneurial des Hedge Funds, à leur structure managériale et aux enjeux stratégiques auxquels font face ces sociétés de gestion.

http://www.bnpparibas.ch/fr/actualite/actualite.asp?Code=LPOI-79DDFU

jeudi 22 novembre 2007

L'analyse technique est-elle plus efficace que l'analyse fondamentale ?

Ce débat ancien entre la supériorité de telle ou telle méthode d'analyse, devient lassant et montre la paresse intellectuelle de certains individus pourtant formés dans les meilleures écoles. Comment se fait-il qu'une méthode efficace soit autant décriée ? Dans les pays anglo-saxons, l'analyse technique est de plus en plus intégrée dans les cours universitaires et toutes les gestions l’utilisent sans s'en cacher. En France, le pays de Descartes, il semble honteux d'avouer utiliser cette méthode analyse. Un gérant interrogé sur Bloomberg affirmait sans ambages que l'analyse technique était une boule de cristal et que sa performance s'expliquait essentiellement par l'utilisation de l'analyse fondamentale.

J'ai assisté dernièrement à une réunion réunissant plusieurs analystes techniques de haut vol. A la fin de la réunion, plusieurs analystes ont fait le point sur la profession et surtout la manière dont cette méthode d'analyse était perçue par les gérants de portefeuille et autres traders. L'intervention d'un analyste m'a rappelé les propos tenus par le chercheur Olivier Godechot dans son livre sur la sociologie des traders. Cet analyste expliquait que sa performance était largement supérieure à celle des économistes de marché et autres analystes financiers. Ces propos ne m'étonnent guère car l'analyse technique est une méthode extrêmement pragmatique qui s'intéresse essentiellement à l'évolution des cours. De même, la performance de cette méthode d'analyse expliquerait son utilisation accrue par une partie non négligeable de la profession financière. Analyste technique auprès de plusieurs cabinets de premier plan, j'ai eu l'occasion de conseiller de nombreux gérants et traders. Lorsque les marchés décalaient fortement, les gérants étaient toujours à la recherche d'informations et me posaient la sempiternelle question : pourquoi ? Je répondais justement qu'il n'y avait pas nécessairement de raison derrière un décalage brutal des cours boursiers et qu'il fallait simplement prendre comme référence l'évolution des cours boursiers qui contenait toute l’information nécessaire à la prise de décision.

Pourtant, certains gérants de portefeuille semblent encore réfractaires et mettent en avant la « supériorité scientifique » de l'analyse fondamentale. Olivier Godechot a relevé ce phénomène lors de son étude en situation dans une salle de marché et donne l'exemple d'un trader polytechnicien qui avait un dédain certain pour cette « méthode naïve ». Ce dernier reprochait même à son collègue, un agrégé de philosophie, son utilisation et ne comprenait pas pourquoi une personne brillante sur le plan intellectuel pouvait vendre son âme en l’utilisant. Pourtant, les traders interrogés par Godechot expliquaient que l'analyste technique de la salle de marché avait raison dans 60/70% et qu’il se trompait beaucoup moins que l'économiste de marché. Apparemment, cet argument ne semblait pas suffire.

Loin de moi l'idée de remettre en question l'analyse fondamentale. D'ailleurs, je ne doute pas de son efficacité économique et sociale. Néanmoins, dans mon livre l'art du trading, j’ai cherché à démontrer que les arguments utilisés par certains gérants de portefeuille et autres analystes financiers étaient non avérés et non fondés. Je me suis basé pour cela sur les travaux de la théorie néoclassique qui fondent scientifiquement l'analyse fondamentale. La théorie néoclassique explique qu'il est impossible d'utiliser une méthode d'analyse pour battre les marchés (analyse fondamentale compris). Certains travaux de recherche réalisés par des économistes (Meese et Rogoff) vont même plus loin : ils expliquent qu'un modèle utilisant de simples moyennes mobiles serait plus efficace qu'une méthode basée sur l'analyse fondamentale pour prédire les taux de change à court terme. Dès lors, l'argument des gérants et des analystes financiers qui consiste à dire que l'analyse fondamentale est solide car elle est appuyée par des travaux académiques solides est une pure création de l’esprit. Elle est sans doute beaucoup plus familière pour ces gérants et analystes mais son efficacité n’est en rien avérée. Je suis plus que convaincu de la nécessité pour tout trader, analyse et gérant de maîtriser cette technique d'analyse des cours boursiers.

Par Thami Kabbaj
Agrégé de l'Université
Directeur de collection - Editions d'Organisation/Eyrolles
Auteur du récent livre : "L'art du Trading"
http://www.thamikabbaj.com/

mercredi 21 novembre 2007

Edhec Risk : Gilles Glicenstein (BNP Paribas) s'exprime au sujet du seed capital et de l'incubation chez BNP Paribas

Très récemment, le 17 octobre 2007, l'organisme de recherche "Edhec Risk" a interviewé Gilles Glicenstein, Président de BNP Paribas Asset Management et Directeur de BNP Paribas Investment Partners. A ce titre, Gilles Glicenstein a développé l'approche originale de la société dans le domaine du seed capital et de l'incubation et plus généralement des partenariats qu'elle conduit avec les gérants de hedge funds.

Vous trouverez la retranscription intégrale de cet interview à l'adresse suivante : http://www.edhec-risk.com/Interview/RISKArticle.2007-10-17.2217/view

Nous avons extrait les deux paragraphes relatifs au seed capital et à l'incubation :

Edhec Risk : You have just created BNP Paribas Investment Partners, a new commercial brand bringing together the asset-management affiliates of the BNP Paribas group. What is your strategy for this new brand?

Gilles Glicenstein : In just a few years, our company has achieved widely recognised expertise across a range of innovative products and new markets. Over the last 5 years the number of partners has grown from seven to fifteen, and assets under management have swelled from €170bn to €344bn. We have implemented a distinctive business model that allows us to bring together our specialised capabilities in asset management under the brand name of BNP Paribas Investment Partners. This strategic move offers investors easy access to all the latest innovations in asset management and, strategically, it enables us to strengthen our position as a multi-specialist asset manager.

The creation of the BNP Paribas Investment Partners’ brand name reflects extensive changes in the asset management industry: Today, competition comes not only from rival fund managers but also from other sources: the pace of development has accelerated sharply with the influence of hedge funds and private equity managers, as well as the ever-increasing complexity of techniques and investment products, and the proliferating opportunities in new markets. With BNP Paribas Investment Partners, we are well positioned to address these evolutions and extend our positions around the world.

Edhec Risk : Are you not afraid that imposing the administrative duties of a large corporation on your affiliates will limit their creativity in some way?

Gilles Glicenstein : BNPP IP provides new partners with the advantages of a major player. First of all, a strong, international sales force enables the distribution of our partners’ products throughout the world and brings the boutiques’ products to a clientele that may not have previously had access to them. This distribution model permits managers to focus on their real expertise: the management of funds. A large group also brings financial strength in the form of seed capital that allows for the incubation and subsequent launching of new strategies. In addition, this structure brings welcome liquidity to the boutiques’ shareholders. Finally, we respect the investment autonomy of our partners and protect their entrepreneurial culture, as they are both invaluable assets."

Enfin, il convient de rappeler que BNP Paribas Asset Management est partenaire de l'Edhec Risk au sein d'une chaire dédiée à l'asset management :
http://www.edhec-risk.com/edito/RISKArticleEdito.2007-10-17.2507/view

mercredi 14 novembre 2007

Les Hedge Funds les plus petits performent mieux.

Les petits hedge funds ont surperformé de 29% par rapport aux hedge funds ayant un encours et une expérience plus longue, selon TrimTabs Investment Research. Dans son dernier rapport sur l'industrie des Hedges Funds, Trimtabs a fait ressortir que les HFs avec moins de $100 millions d'encours sous gestion avaient un retour sur investissement moyen annuel de 8.61%, comparé à 6.29% pour les HFs avec plus de $2 milliards sous gestion, concluant que plus ils sont petits, plus ils sont efficaces. L'étude note aussi que les plus performants - les plus petits - ont aussi la plus grande corrélation avec le S&P500 (67.3%), mais que ceux avec la plus mauvaise corrélation - 29.9% de ceux qui rentrent dans la catégorie des "large"(entre $1 billion et $2 billions AUM) - produisent encore un retour sur investissement meilleur - 7.69%- que ne le font les "mega" HFs. Assez curieusement, on ne peut pas conclure que la plus grande corrélation avec le S&P est la clef du succès, puisqu'il apparaît que les "mega" HFs ont une corrélation de 50.3% et sont encore les plus mauvais "performers".

TrimTabs a aussi découvert que les investisseurs tendent à favoriser les petites entreprises de gestion quand elles allouent le nouveau cash disponible. En effet, l'étude fait ressortir qu'il existe "une relation presque linéaire" entre "risk-adjusted returns" et nouveaux mouvements de cash comparés aux encours, avec un ratio de 33.6% pour les "mega" fonds comparés à 71.4% pour les petits fonds. TrimTabs anticipe que les fonds de HFs ont certainement une part de responsabilité dans ce processus. Les responsables de FoHF, selon TrimTabs, "analysent le ratio risque/rendement de leurs portefeuilles et allouent le nouveau cash disponible aux petits et plus performants des HFs".
http://www.trimtabs.com/