Les gérants de fonds en Suisse ne connaîtront que trop le spectre de la surréglementation et du gel des marchés lucratifs de l’UE, qui menace depuis la directive européenne de l’UE sur les gérants de fonds alternatifs, la Directive AIFM («Alternative Investment Fund Manager»). Pendant des mois, la controverse a fait rage sur l’étendue de l’accès à l’UE qui devait être accordé aux gérants de fonds non communautaires et aux fonds non communautaires.
Les différents projets allaient de l’interdiction complète de la commercialisation de produits de fonds non communautaires dans l’UE, à l’invention d’un régime de «passeport» pour les produits de fonds communautaires et non communautaires. Pendant toute cette période, les gérants de fonds en Suisse, dont la grande majorité gère des fonds non communautaires (domiciliés pour la plupart dans les îles Caïman), ont gardé un œil attentif sur la rhétorique toujours changeante qui venait de Bruxelles.
Au cours d’une assemblée du Conseil de l’Europe à Luxembourg le 19 octobre, l’on s’est mis d’accord sur un compromis portant sur les aspects les plus controversés de Directive AIFM – ce que l’on a appelé les dispositions «pays tiers», comme l’était le champ d’application de l’étendue des pouvoirs de surveillance prudentielle d’un nouvel organe réglementaire qui n’existait pas encore – l’agence européenne des marchés financiers ou «ESMA» («EU Securities & Markets Authority»).
Lire la suite de l'article de Matthew Feargrieve sur :
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/5540087e-dfb9-11df-945d-f8381de1788c/Les_gérants_suisses_face_à_des_choix_difficiles
lundi 25 octobre 2010
lundi 11 octobre 2010
Les hedge funds suisses émergent
L’exode de gérants individuels londoniens ne s’est pas produit. Mais le secteur se développe. Environ 200 millions de livres (307 millions de francs) par année. C’est le manque à gagner en impôts, estimé par le gouvernement britannique suite au départ d’Alan Howard et Michael Platt, deux gérants de hedge funds londoniens venus s’installer en Suisse.
A l’exception de quelques cas isolés comme ces derniers, la déferlante attendue de hedge funds londoniens, exaspérés par l’imposition au printemps dernier d’une taxe sur les bonus, semble s’être tarie bien avant d’avoir eu un véritable effet. Mais si ces prédictions semblent maintenant une illusion, cela n’empêche pas les gérants de hedge funds individuels de se développer en Suisse. Ces derniers sont toujours largement prépondérants en Suisse. Mais une tendance vers un léger rattrapage semble se dessiner.
Fonds mystérieux
Selon une étude publiée en septembre par le Centre pour les investissements alternatifs et la gestion du risque de la Haute Ecole des sciences appliquées de Zurich (ZHAW), il existait, à fin 2009, 125 fonds alternatifs, de 71 sociétés, gérant 14 milliards de dollars. Et ce, sans tenir compte des fonds, comme Bluecrest, Moore ou Brevan Howard, arrivés cette année. La part des véhicules alternatifs suisses est ainsi passée de 2,7% à 4% des fonds gérés en Europe dans ce secteur. La place reste loin derrière Londres (76%) mais talonne la Suède (5%). Une évolution qui n’a pas manqué de surprendre certains acteurs du secteur, tant ces fonds demeurent encore peu connus. «Il est possible qu’autant de fonds existent en Suisse, mais nous ne les connaissons pas», admet Dariush Aryeh, fondateur de Fundana, un sélecteur de fonds à Genève. Au-delà des gros acteurs, comme Jabre Capital Partners, concentrant 4,3 milliards de dollars – selon l’étude – ou d’autres intervenants connus dans ce microcosme, le spécialiste peine à mentionner d’autres opérateurs. Ce d’autant qu’ils «ne se sont jamais présenté à nous», poursuit-il. Avant d’ajouter: «Malheureusement, jusque-là, nous n’avons vu que peu de fonds suisses qui ont attisé notre curiosité.»
Lire la suite de l'article sur :
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/63787bda-d4ae-11df-9f3d-23f67eaa6777/Les_hedge_funds_suisses_émergent
A l’exception de quelques cas isolés comme ces derniers, la déferlante attendue de hedge funds londoniens, exaspérés par l’imposition au printemps dernier d’une taxe sur les bonus, semble s’être tarie bien avant d’avoir eu un véritable effet. Mais si ces prédictions semblent maintenant une illusion, cela n’empêche pas les gérants de hedge funds individuels de se développer en Suisse. Ces derniers sont toujours largement prépondérants en Suisse. Mais une tendance vers un léger rattrapage semble se dessiner.
Fonds mystérieux
Selon une étude publiée en septembre par le Centre pour les investissements alternatifs et la gestion du risque de la Haute Ecole des sciences appliquées de Zurich (ZHAW), il existait, à fin 2009, 125 fonds alternatifs, de 71 sociétés, gérant 14 milliards de dollars. Et ce, sans tenir compte des fonds, comme Bluecrest, Moore ou Brevan Howard, arrivés cette année. La part des véhicules alternatifs suisses est ainsi passée de 2,7% à 4% des fonds gérés en Europe dans ce secteur. La place reste loin derrière Londres (76%) mais talonne la Suède (5%). Une évolution qui n’a pas manqué de surprendre certains acteurs du secteur, tant ces fonds demeurent encore peu connus. «Il est possible qu’autant de fonds existent en Suisse, mais nous ne les connaissons pas», admet Dariush Aryeh, fondateur de Fundana, un sélecteur de fonds à Genève. Au-delà des gros acteurs, comme Jabre Capital Partners, concentrant 4,3 milliards de dollars – selon l’étude – ou d’autres intervenants connus dans ce microcosme, le spécialiste peine à mentionner d’autres opérateurs. Ce d’autant qu’ils «ne se sont jamais présenté à nous», poursuit-il. Avant d’ajouter: «Malheureusement, jusque-là, nous n’avons vu que peu de fonds suisses qui ont attisé notre curiosité.»
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