par Alexandre Wieczorek, Responsable de l'Advisory desk des fonds de placement, Banque Privée Edmond de Rothschild SA
La proposition de base des fonds de placement est simple et pourtant particulièrement ingénieuse : reposant sur le regroupement des avoirs d’investisseurs nombreux et d’horizons divers dans un véhicule financier commun géré par un gestionnaire ou une équipe de gestion unique, elle est avant tout une application parfaite des économies d’échelle. Les frais liés à la gestion d’un fonds peuvent être amortis parmi un nombre très élevé d’investisseurs, permettant ainsi à chacun d’entre eux d’accéder à une gestion professionnelle.
Outre ce postulat de base, les fonds de placement se sont également révélés offrir d’autres avantages importants. D’une part, les gérants peuvent se spécialiser dans des niches de marchés financiers, des classes d’actifs ou de stratégies particulières, et les investisseurs peuvent ainsi investir dans des créneaux habituellement difficiles d’accès. Cette approche est par exemple idéale, pour investir dans des domaines tels que les matières premières ou les marchés émergents.
Lire la suite sur : http://www.uipf.ch/fr/publications/2011_05_aw
lundi 16 mai 2011
lundi 9 mai 2011
L’alternatif surclasse la gestion classique
Deux chercheurs de Genève ont étudié 10 000 hedge funds. Leurs gérants battent davantage le marché que les fonds traditionnels, mais toutes les stratégies ne sont pas gagnante. Moins d’un gérant sur 100 génère une surperformance nette par rapport au rendement du marché sur une longue période une fois que les commissions ont été retirées. C’était la conclusion d’une étude publiée en 2008 par Olivier Scaillet, professeur de finance à l’Université de Genève, Laurent Barras, de l’Imperial College de Londres et Russ Wermers, de l’Université du Maryland. Ils avaient passé au crible plus de 2000 fonds américains investissant dans les actions entre 1990 et 2006.
Face à ce petit nombre de gérants talentueux, les trois quarts pouvaient générer une performance capable de couvrir leurs frais, tandis que les 24% restants perdaient de l’argent. Une étude qui n’avait pas manqué de secouer le monde financier.
Lire dans Le Temps :
dimanche 1 mai 2011
La Suisse attire par centaines les professionnels de la finance venus de l’Hexagone.
La Suisse attire par centaines les professionnels de la finance venus de l’Hexagone. Gros plan sur une population qui lutte pour rester discrète. Et n’apprécie guère qu’on l’accuse de faire flamber les loyers
«Paris est une place morte», déclare Georges Lambert, fleuron français de la finance passé par Los Angeles et Londres, nommé parmi les 75 «top guns» des analystes européens par la firme Brendan Wood. A 33 ans, ce vice-président de Capital International, société américaine spécialisée dans les placements à long terme, s’est fixé une règle d’or pour gérer sa carrière: éviter la France. Depuis un an, il est installé à Genève, qui devient un aimant pour les spécialistes français les plus chevronnés et les mieux payés.
Entre 2005 et 2009, plus de 4000 financiers étrangers se sont délocalisés dans la cité lémanique. Dans le même temps, «2000 emplois en gestion d’actifs ont été perdus à Paris», avance un acteur de la branche qui s’est exilé à Munich. Les Français dominent largement le contingent de financiers expatriés à Genève: l’an dernier, sur 199 entrées de professionnels de la banque ou de l’assurance, 80 venaient de France, 42 de Grande-Bretagne, 19 d’Espagne, et moins de 10 pour chacun des autres pays concernés.
«Les jeunes partent parce qu’ils veulent des postes qui n’existent pas en France, ils n’ont pas le choix», constate un ex-analyste parisien de 44 ans, reconverti dans une entreprise du CAC 40 pour pouvoir rentrer au pays. «Paris est saigné à blanc par la concentration bancaire, des produits standards, structurés, sans risque, qui nécessitent moins de gens brillants. Rationnellement les chiffres pour Paris sont OK, santé, éducation, immobilier, mais la place se meurt.»
Lire la suite sur :
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/de938302-7290-11e0-ad34-84f545bd2fbc/La_fine_fleur_de_la_finance_française_afflue_à_Genève
Inscription à :
Articles (Atom)