La place financière suisse ressortira renforcée des défis qui se dressent contre elle, entend-on souvent. C’est une position courageuse, mais il ne saurait y avoir d’autre objectif. Baisser les bras, c’est être certain de voir un secteur pesant 15% du PIB être rétrogradé dans le groupe des «viennent-ensuite». La place financière suisse ressortira renforcée des défis qui se dressent contre elle, entend-on souvent. C’est une position courageuse, mais osons ce pari! De toute façon, il ne saurait y avoir d’autre objectif. Baisser les bras, c’est être certain de voir un secteur pesant 15% du PIB être rétrogradé dans le groupe des «viennent-ensuite». Rien de bon pour la prospérité du pays. Car la concurrence entre places financières est devenue d’autant plus agressive que les deux grandes, New York et Londres, doivent attirer de nouvelles activités pour compenser les pertes dues à la crise financière. La branche est consciente de l’enjeu. Espérons que le gouvernement, le parlement, l’électorat et l’administration le soient aussi. Et si ce ne devait pas être le cas, il reviendra notamment au successeur de Pierre Mirabaud à la présidence de l’Association suisse des banquiers, Patrick Odier, de les convaincre.
Téléchargement. Le hors-série Finance en PDF :
http://www.letemps.ch/rw/Hors%20Series/2009/09/16/ImagesWeb/HSFinance09.pdf
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