mercredi 9 juin 2010

Les atouts et les faiblesses des hedge funds

Pour rappel, les hedge funds tels que nous les avons présentés dans nos précédents articles sont des fonds d’investissement utilisant un large éventail d’instruments financiers classiques et des techniques spécifiques comme la vente à découvert d’actions, les produits dérivés, le levier ou l’arbitrage, et ceci sur différents marchés. Généralement, les gérants de ces fonds y investissent une partie de leurs ressources et sont rémunérés suivant leur performance. Ces fonds exigent souvent des investissements minimums élevés et leur accès est limité. Ils s’adressent particulièrement à une clientèle fortunée, qu’elle soit privée ou institutionnelle. Ce type de fonds possède un certain nombre de caractéristiques attrayantes pour les investisseurs, mais également des points faibles. Résumons les principaux atouts et points faibles qui nous semblent particulièrement importants avant de conclure. Les atouts Nous regroupons les principaux atouts des hedge funds en cinq catégories: la flexibilité des techniques, les investissements des gérants dans les fonds, la capacité des gérants, l’objectif de performance absolue et la faible corrélation avec les produits d'investissement classiques. La flexibilité des techniques Déjà en 1996, Beckier (1996) soulignait que, d'après diverses études réalisées auprès d'investisseurs institutionnels et de gérants de hedge funds, le principal avantage des hedge funds par rapport aux autres produits d'investissement est la flexibilité des techniques d'investissement. Cette flexibilité comprend l’habilité à utiliser une grande variété d’instruments divers et variés, leur présence sur divers marchés, ainsi que la possibilité de couvrir les risques pour l’intermédiaire des ventes à découvert et la possibilité de recourir au levier financier. Plus de dix ans après, la situation a certainement évolué, mais les avantages de base de l’industrie des hedge funds restent identiques.

Lire la suite sur :
http://www.agefi.lu/mensuel/Article.asp?NumArticle=12726

mardi 8 juin 2010

La migration des fonds offshore au Luxembourg : Une option de plus en plus considérée par certains promoteurs

La place financière luxembourgeoise a récemment constaté un mouvement de migration de plus en plus intense de fonds d’investissements dits offshore, c'est-à-dire localisés dans certaines places financières exotiques (Iles Cayman, Iles Vierges Britanniques, etc.) vers le Luxembourg. Cette migration est souvent expliquée par les professionnels du secteur financier luxembourgeois par une multitude de facteurs très divers aussi bien endogènes qu’exogènes au Luxembourg. Le besoin de réglementation comme tendance générale dans l’industrie des fonds d’investissements à un niveau global Au premier rang des raisons régulièrement invoquées, la récente crise financière combinée aux différents scandales financiers sont souvent cités comme facteurs déterminants de cette relocalisation. Ces événements ont en effet intensifié le besoin de transparence et de protection des investisseurs, ce que la plupart des places financières offshore n’offrent pas en raison d’une législation certes très flexible (très recherchée par les fonds ayant une stratégie d’investissement alternative de type hedge funds) mais aussi plutôt opaque et peu protectrice pour les investisseurs. C’est aussi à ces considérations que l’Union européenne essaye de répondre aujourd’hui avec son projet de directive européenne AIFM (alternative investment fund manager) qui vise à introduire en Europe une règlementation harmonisée applicable aux gestionnaires de fonds alternatifs ne qualifiant pas d’OPCVM (pour le Luxembourg: tous les fonds autres que les fonds dits partie I de la loi du 20 décembre 2002), ainsi que dans une certaine mesure aux fonds alternatifs. La Commission Européenne avait en effet justifié son projet en ce que l’activité de ces fonds présentait des risques pour les investisseurs et les contreparties ainsi que pour le bon fonctionnement et la stabilité des marchés financiers. L’initiative européenne cherche donc notamment à soumettre tous les gestionnaires de fonds alternatifs à des exigences appropriées en matière d'autorisation et d'enregistrement ainsi que de contrôle. Dans cette perspective de réglementation commune, le Luxembourg apparait une nouvelle fois en bonne place puisque certains des véhicules luxembourgeois actuellement proposés aux investisseurs remplissent déjà une partie des exigences futures.

Lire la suite sur :
http://www.agefi.lu/mensuel/Article.asp?NumArticle=12713

lundi 7 juin 2010

Le Family Office, un livre de Renzo Evangelista

Peu connu en France, le Family Office fait l’objet d’un livre éponyme paru en mai dernier. Cet anglicisme désigne en fait un « centre névralgique du patrimoine d’une famille » ; le professionnel chef de ce « centre » se prénomme un family officer. Son métier ? « Structurer, préserver et favoriser le développement du patrimoine familial en assurant son suivi et sa transmission», et ce, « dans le respect de l’intérêt de chacun des membres de la famille ». Son travail n’est donc pas de se substituer aux professionnels mais de coordonner les actions du notaire, de l’avocat, du banquier d’affaire, etc. Le patrimoine privé et celui professionnel sont bien souvent imbriqués et leur gestion complexe fait donc partie des services proposés par le Family Officer. Ce livre s’est donc fixé comme objectif de « retracer la genèse du Family office, les raisons de son essor outre-Atlantique et, depuis quelques années, en France, mais aussi les services qui constituent l’axe central et l’ADN du Family office, et plus particulièrement du Family office bancaire ». Le Family office, le multifamily office et le multifamily office bancaire sont trois termes qui désignent tous ce métier destiné avant tout, on s’en doute, à des personnes dites « fortunées ».



Lire la suite sur :

http://www.challenges.fr/immobilier/actualites/france/20100604.CHA4703/tout_savoir_sur_le_family_office.html

dimanche 6 juin 2010

Jérôme Teiletche : « Les réplicants sont complémentaires aux hedge funds ainsi que plus liquides et transparents que les indices ‘investissables’ »

Lombard Odier a été une des premières sociétés de gestion à lancer des fonds réplicant des hedge funds. Nous en faisons le bilan avec Jérôme Teiletche, responsable des stratégies d’investissement systématiques...

Next Finance : Vous avez lancé le fonds LO Funds - Alternative Beta, qui cherche à répliquer des stratégies de hedge funds. Quel bilan faîtes-vous de ce type de fonds et comment se sont-ils comportés pendant la crise ?

Jérôme Teïletche : Le lancement des premiers réplicants remonte à l’année 2007. A l’époque, certains investisseurs avaient accueilli avec scepticisme ce concept. Selon eux, il était impossible de répliquer des stratégies aussi dynamiques que celles suivies par les gérants de hedge funds. La crise a permis d’atténuer ces doutes. Les réplicants ont, tout d’abord, bien fait leur travail affichant un bon niveau de corrélation. Ensuite, ils se sont distingués au plus fort de la crise notamment par leur liquidité. Quelles que soient les conditions de marché, ils ont continué à servir leurs clients.

Lire la suite sur :
http://www.next-finance.fr/Jerome-Teiletche-Lombard-Odier-Les

mardi 1 juin 2010

Les fonds offshore soumis à l'AIFM

La bataille pour un label « fonds alternatif européen », gage de sécurité pour les investisseurs et donc exportable hors d’Europe au même titre que le label « Ucits » pour les OPCVM, semble désormais perdue. Il est maintenant quasiment acquis que la directive AIFM (Alternative Investment Fund managers) accordera le passeport « société de gestion de fonds alternatifs » aux fonds de pays tiers, soit aux hedge funds offshore. Reste à s’accorder sur les conditions d’obtention de ce passeport. Or, entre les textes du Parlement européen, du Conseil et de la Commission, des divergences persistent. Soumis à 70 amendements, un projet a été voté par la Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen lundi 17 mai, tandis que celui du Conseil européen a fait l’objet d’un accord au sein de l’Ecofin le lendemain. Il s’en suivra la période de « trilogie », d’où émergera un texte de compromis.

Lire la suite de cet article sur :
http://www.agefi.fr/articles/Les-fonds-offshore-soumis-lAIFM-1136777.html

vendredi 28 mai 2010

Private Equity : La décennie du boom solaire

Les experts révisent à la hausse les perspectives de l’industrie solaire. C’est spectaculaire.

Un jour, dans moins d’un siècle peut-être, l’énergie solaire sous ses diverses formes dominera le monde. Ce jour semble pourtant bien lointain. Or, à y regarder de plus près, la lente transformation qui libérera l’humanité des énergies fossiles se déroule sous nos yeux, à un rythme si rapide qu’elle surprend les experts les plus prudents. Ainsi, l’Agence internationale de l’énergie (AIE), peu connue pour céder aux prévisions optimistes, estime que l’énergie solaire représentera, d’ici à 2050, 20 à 25% de la production mondiale d’électricité, soit une proportion bien supérieure à ses évaluations antérieures, établies il y a quelques années seulement et revues une fois de plus à la hausse.

Lire la suite de cet article sur :
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/865c271a-69cd-11df-b127-44fc5dc45bfa/La_décennie_du_boom_solaire

mercredi 26 mai 2010

Nicolas Gaussel : « Une gestion qui n’aurait aucun élément ‘Quant’, à ma connaissance, ça n’existe pas ! »

Stratégies quantitatives, allocation d’actifs, performance absolue, Nicolas Gaussel, responsable des gestions quantitatives et structurées de Lyxor nous répond... Stratégies quantitatives, allocation d’actifs, produits de performance absolue, Nicolas Gaussel, responsable des gestions quantitatives et structurées de Lyxor répond à nos questions...

Quel bilan faites-vous de la crise qu’a connue la gestion d’actifs et particulièrement la gestion quantitative ?

La crise récente, du point de vue de l’investisseur, nous rappelle à quelques vérités, utiles pour l’avenir. La première est que sans liquidité on sort du domaine de la finance de marché. Hors si les conditions suffisantes pour créer de la liquidité sont difficiles à identifier, certaines conditions nécessaires sont, elles, bien connues. La première d’entre elles est un accès équitable à une information fiable. De ce point de vue, cette crise rappelle aux investisseurs que les actifs cotés sur des marchés organisés et les actifs échangés de gré à gré diffèrent substantiellement. Elle incite aussi à se montrer réaliste lorsqu’il s’agit d’investir sur des marchés où l’on est potentiellement moins informé que d’autres ; je pense à certains marchés émergents, par exemple.

Lire la suite de l'article sur :
http://www.next-finance.fr/Nicolas-Gaussel-Lyxor-Quant

Monter son propre hedge fund : la réputation avant tout !

Les besoins en capitaux sont beaucoup plus importants qu’il y a une dizaine d’années, mais c’est la réputation qui fait tout...

La directive européenne sur les hedge funds et les firmes de private equity est bien partie pour être adoptée, après les concessions accordées par le nouveau gouvernement britannique. Les gérants de hedge funds auront la vie un peu plus compliquée, avec des règles de transparence beaucoup plus sévères.

Lire la suite de l'article sur :
http://www.next-finance.fr/Monter-son-propre-hedge-fund-la

Consulter le site de TG Conseil, incubateur de fonds :
http://www.tg-conseil.fr/index-eng.php

mardi 25 mai 2010

La Suisse perdra-t-elle la gestion alternative?

Les gérants alternatifs suisses pourraient avoir à choisir entre déménager dans l'UE ou perdre leurs clients. La Suisse profitera peut-être des excès de la directive AIFM.

La place financière suisse a vu sa compétitivité attaquée sur le front de la gestion des fortunes non déclarées et vit peut-être les dernières heures du secret bancaire. A présent, un autre cœur de métier helvétique menace d’émigrer hors de Suisse: la gestion alternative. Désormais, le droit européen s’impose comme l’unique standard pour accéder aux investisseurs du continent.
La Suisse a depuis longtemps renoncé à être une juridiction de choix pour la domiciliation des fonds de placement ciblant les investisseurs européens. Le Luxembourg s’est largement imposé comme le domicile phare, profitant de son passeport européen, et toutes les grandes maisons suisses de fonds se sont implantées de longue date au Grand-Duché. A ce jour, les fonds de droit suisse ne sont pas autorisés à la vente dans l’Union européenne (UE), tandis que les fonds de droit européen sont autorisés en Suisse.

Lire l'article de Dominique Wish et Myret Zaki sur :
http://www.bilan.ch/finance/la-suisse-perdra-t-elle-la-gestion-alternative

lundi 24 mai 2010

Wegelin veut renouveler la gestion de fortune privée

La banque saint-galloise introduit des mandats qui mettent en pratique la technique du budget risque jusqu’ici utilisée pour les clients institutionnels.

La recherche en finance, à l’image des travaux de François-Serge Lhabitant, professeur à ­l’EDHEC, a non seulement souligné les limites de l’allocation d’actifs traditionnelle, mais aussi proposé une alternative. La situation actuelle est généralement la suivante: le gérant de fortune choisit une allocation stratégique des actifs en tant que référence pour le portefeuille. Il s’appuie sur une prime de risque statique des classes d’actifs et ne gère son portefeuille qu’en fonction d’un indice de référence. Au final, 95% du rendement dépend de l’allocation stratégique. Les actions sont préférées aux obligations dans une optique à long terme, mais cette stratégie suit l’approche indicielle, jugée plus performante et moins coûteuse que la sélection de titres.

Cette stratégie souffre de ses caractéristiques statiques. Les portefeuilles sont investis en tout temps si bien que leur performance est fortement liée à celle du marché. De plus, le portefeuille est rééquilibré en permanence et ce, même si l’investisseur ne le désire pas.

Le besoin d’un changement de paradigme s’est largement fait sentir, a déclaré au Temps Alexandre Michellod, responsable de la gestion semi-institutionnelle en Suisse romande pour la banque Wegelin.

Lire l'interview de Alexandre Michellod sur :
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/eb15a0c4-6774-11df-9eae-5d64a5e1bb2a/Wegelin_veut_renouveler_la_gestion_de_fortune_privée

mardi 18 mai 2010

Hedge Funds et Directive AIFM: chronique d’un échec annoncé

La directive est ainsi vouée à l’échec car elle commet l’erreur, liée à son a priori moral, de vouloir réglementer le fabricant (le gérant de hedge fund) et non le produit (le hedge fund lui-même). Il est sûr et certain que le projet de directive européenne visant à réglementer les hedge funds, quel que soit son aboutissement, sera un échec. Soit la directive est approuvée dans une version maximaliste, auquel cas l’accessibilité par les épargnants en Europe à ce type de gestion sera réduite et la création de sociétés de gestion alternative sera défavorisée par rapport à New York ou la Suisse. Soit c’est une version minimaliste qui est retenue, alors seront mises en place des réglementations tatillonnes, des procédures administratives lourdes, des fonctionnaires inutiles, tant les exceptions, dérogations et moyens de contourner la directive seront nombreux (et comptons sur la Grande-Bretagne pour que cela soit le cas). Si ma conviction d’un échec est si forte, c’est que la directive, sur base d’un jugement moral, met au centre de la réglementation le gérant de hedge fund, alors que c’est le fonds lui-même et seulement lui qu’il faudrait réglementer.

Lire l'article de Alexandre Col sur :
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/9a20d3b6-62bd-11df-abf4-797f50d66ef5/Directive_AIFM_chronique_dun_échec_annoncé

samedi 15 mai 2010

L’embellie de la gestion alternative ne profite pas à toute l’industrie

Les investisseurs préfèrent investir directement dans les fonds plutôt qu’à travers les fonds de fonds. Très présents à Genève, ces derniers devront se concentrer ou affiner leur modèle d’affaires.

La gestion alternative semble s’être remise de la crise financière et de l’affaire Madoff. L’embellie n’est pas aussi marquée dans tous les segments: les fonds de fonds notamment peinent à se redresser.

Selon des chiffres de Hedge Fund Research, l’industrie se rapproche des niveaux atteints avant la crise. Au premier trimestre 2010, elle gérait un montant total de 1670 milliards de dollars, contre un record de 1870 milliards en automne 2007. La progression s’explique en partie par les performances – les fonds ont engrangé 2,56% en moyenne sur les trois premiers mois de l’année – mais surtout par le retour des investisseurs. Ces derniers ont injecté 13,8 milliards de dollars. Cette évolution cache cependant des tendances contradictoires entre les hedge funds et les fonds de hedge funds. Ces derniers ont continué de subir des sorties de fonds au début de 2010 de l’ordre de 11,9 milliards.

Lire la suite de cet article sur :
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/84091056-5f99-11df-b744-59fc0071fbe4/Lembellie_de_la_gestion_alternative_ne_profite_pas_à_toute_lindustrie

mardi 11 mai 2010

Myret Zaki : Gérants indépendants, la renaissance d’un métier

Longtemps considérés comme une sous-catégorie du monde financier, les tiers-gérants retrouvent une fierté renouvelée et un attachement à leurs valeurs après la débâcle et les errements du secteur bancaire

Le secteur de la gestion de fortune indépendante, qui évolue discrètement aux côtés des banques privées, forme le tissu de la place financière de Genève. Leur métier? Conseiller et gérer les placements de clients aisés, des héritiers, ou des entrepreneurs dynamiques, principalement des pays frontaliers d’Europe, mais venant aussi de régions plus lointaines comme l’Amérique latine, le Moyen-Orient et l’Europe de l’Est. Non déclarés? Pour une part non négligeable, oui, comme les banques de la place.

Mais leurs bureaux ne ressemblent pas à ceux, huppés, des banques privées qui vous accueillent au milieu de riches tapisseries, de marbre, de fastueux meubles de velours et de bois précieux, ou de décor refait à la mode ultra-design. Les gérants de fortune indépendants, ou «tiers gérants», occupent de nombreux locaux à Genève, mais ils ne prennent pas beaucoup de place. Leurs intérieurs sont simples mais élégants et accessibles à tout un chacun, s’apparentant plus à ceux des régisseurs genevois. Ils vous reçoivent plus facilement au bistro de leur quartier, quand les banquiers vous invitent dans leurs cossus salons à un repas de traiteur maison.

Suite de l'article de Myret Zaki sur :
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/5dea11a4-0518-11de-a422-5244b6f2f94e/G%C3%A9rants_ind%C3%A9pendants_la_renaissance_dun_m%C3%A9tier

jeudi 6 mai 2010

Cyril Demaria : L’art de gérer la succession dans les family offices

Comme beaucoup d’entreprises familiales, les family offices vont vivre une transition générationnelle. Ceci est vrai pour les individus fortunés, mais aussi pour les équipes gérant ces fortunes, ce qui constitue un double défi à gérer. Le papy boom va affecter le petit monde de la gestion privée, et singulièrement celui très discret des family offices. Certains d’entre eux ont déjà vécu la première transition, celle de l’institutionnalisation, dans le sens où le(s) fondateur(s) de la fortune familiale ont passé la main aux enfants. Beaucoup vont néanmoins devoir affronter ce premier pas délicat, qui pourrait par ailleurs coïncider avec celui du départ à la retraite des professionnels faisant fructifier le patrimoine familial.

Le changement dans la continuité : Les créateurs ont souvent laissé une forte empreinte sur le family office. «La connection émotionnelle est en effet forte entre le fondateur et l’équipe du family office qui est devenue un partenaire de confiance à long terme», explique Corinna Traumüller, dirigeante de Family Office Management Consulting. Par ailleurs, les interlocuteurs se démultiplient pour l’équipe, à mesure que les successions interviennent.

Inévitablement, se pose la question de la gestion des profils d’investissement. En effet, au sein d’une succession, certains des enfants sont plus âgés que d’autres. Les perspectives divergent et peuvent mener les équipes de gestion de fortune à faire face à des désaccords entre membres de la famille. «Les questions à régler sont délicates: est-ce que la famille souhaite conserver la gestion commune ? Continuer à investir ensemble? Quel sera le rôle du family office à cet égard?», détaille cette spécialiste de la structuration et de l’organisation de family offices. Cette source d’incertitude est par ailleurs aggravée dans le cas de figure d’un changement au sein de l’équipe.

L’attachement personnel de certains membres de l’équipe à certains membres de la famille peut les conduire à évoluer professionnellement, ou se retirer, en cas de changement au sein de la famille. Or «trouver des gens de confiance est une tâche délicate», confie Corinna Traumüller. «Les fluctuations ne sont pas une option au sein d’un family office: l’équipe doit être du meilleur niveau, correspondre à la culture de la famille et être à une étape de développement adéquate.»

Lire la suite de l'article de Cyril Demaria sur :
http://www.cfo-news.com/L-art-de-gerer-la-succession-dans-les-family-offices_a14466.html

dimanche 18 avril 2010

Retour en grâce de la gestion alternative

Les hedge funds, en version réelle et non clonée, se remettent donc finalement assez bien de leur terrible année 2008. La performance s’est redressée, +19% l’an dernier, et les sorties d’argent se sont inversées. Selon la société d’études de marché Eurekahedge, des apports de 14,9 milliards de dollars en février portent à 88 milliards les souscriptions depuis mai 2009.

Le retour de la confiance sur les marchés financiers profite à la performance des stratégies alternatives sur les titres décotés. Dans les sous-indices HFRI, celles-ci affichent un rendement sur les trois premiers mois de l’année de 5,2%, soit le double de 2,6% réalisés par l’indice global. Les seuls gérants à faire mieux depuis janvier sont ceux qui investissent en Europe de l’Est et en Russie (+10,4%).

Lire l'article de Jean-Pascal Baechler sur :
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/ac26b6ca-4b2a-11df-9497-62dd8def2d65%7C0

ARRETONS DE TIRER SUR LES HEDGE FUNDS !

La chasse aux sorcières continue pour “briser” ces Hedge Funds qui manipulent les marchés et qui s’enrichissent de façon outrageuse ! Il faut les réglementer, il faut les taxer, il faut les arrêter...

Cet article vous est proposé par Sophie Van Straelen - son nouveau blog :
http://svs-blog.com/

Depuis le début de la crise qui a frappé l’ensemble des grandes places financières mondiales, une sorte de chasse aux sorcières a été entamée contre les Hedge Funds. De Paris à New York en passant par Londres, de nombreux observateurs crient haro sur ces spéculateurs de la première heure qui ont manipulé le marché et se sont enrichis de façon outrageuse : il faut les réglementer, il faut les taxer, il faut les arrêter. Mieux, carrément les anéantir !

La récente publication des rémunérations (et non des bonus) des 25 premiers gérants de Hedge Funds n’a fait que jeter de l’huile sur le feu. Elle a fait mal, très mal. Au total, 25 milliards de dollars de revenus à se partager entre quelques privilégiés. Et dans le contexte économique actuel, si difficile pour une majeure partie de la population, c’est tout simplement insupportable. Ces annonces ont heurté et auraient pu constituer le terreau d’une révolte populaire qui ne disait pas son nom.

La suite de cet article sur :
http://www.next-finance.fr/ARRETONS-DE-TIRER-SUR-LES-HEDGE

lundi 12 avril 2010

Les Hedge Funds sont arrivés à Genève...

Il y aura un «avant» et un «après» le 1er avril 2010. Depuis ce jour, les Britanniques qui gagnent annuellement plus de 500 000 livres – salaires plus bonus – rient jaune. Ils verront l’entier de leurs revenus taxés à plus de 50%. C’est la mauvaise blague que leur a réservée Gordon Brown et le gouvernement anglais pour renflouer les caisses exsangues de l’Etat, après la crise financière.

Mais Londres qui pleure, c’est Genève qui rit. Début avril, et dans le plus grand secret, le hedge fund britannique BlueCrest (plus de 10 milliards de dollars de fonds sous gestion et 300 salariés) s’est installé dans l’immeuble d’affaires de la place Jargonnant, aux Eaux-Vives. La traditionnelle plaque de cuivre n’est pas encore posée dans l’allée. Seule une carte de visite signale l’entrée des bureaux.

«Toutes ces implantations se font dans la plus grande discrétion, nous confie un important gérant de hedge fund déjà installé dans la Cité de Calvin, qui, lui aussi, préfère garder l’anonymat. Mais nous sommes en contact les uns avec les autres et suivons l’ampleur du mouvement.» Ainsi, selon le magazine Private Banking, BlueCrest n’a pas seulement commencé ses activités; il aurait également délocalisé davantage de gérants et d’analystes que prévu initialement (environ 80). Car ses besoins se révèlent bien supérieurs, aujourd’hui, que la simple ouverture d’une représentation au bout du lac.

Lirela suite des articles de La Tribune de Genève sur :
http://www.tdg.ch/geneve/economie/hedge-funds-arrives-geneve-nichent-2010-04-09

dimanche 11 avril 2010

Les fonds de placement "maison" pour les gérants indépendants

De nombreux gérants indépendants administrent et distribuent à leur clientèle des fonds de placement « off-shore », en particulier des Iles-Vierges Britanniques et des Iles Cayman. Ces fonds ont le grand désavantage de ne pouvoir être distribués que dans un cercle limité de personnes, à savoir en particulier les institutionnels et les clients disposant d'un mandat de gestion.

Ainsi, le tiers-gérant ne peut pas faire du marketing de ces structures et, par ce biais, communiquer sur la qualité de leur gestion. Certains souhaiteraient ramener ces fonds en Suisse ou en Europe pour pouvoir les distribuer plus ouvertement au public et, éventuellement, en faire un produit d'appel.

Abordons ici dans les grandes lignes les possibilités qui s'ouvrent à eux en Suisse et au Luxembourg.

Lire la suite de l'article de Alexandre de Senarclens, AH Legal sur :
http://www.pointdemire.ch/index.php?page=57&actif=1

vendredi 9 avril 2010

Livre de Philippe Herlin : Finance - le nouveau paradigme, Comprendre la finance et l'économie avec Mandelbrot, Taleb,

Changer de paradigme pour retrouver une croissance durable« La finance est devenue folle » clame-t-on partout, souvent avec raison, mais aussi avec fatalisme. Que faire ? On ignore souvent que le mal a été diagnostiqué depuis longtemps, en premier lieu par le mathématicien français Benoît Mandelbrot, l’inventeur des fractales, puis par d’autres esprits iconoclastes tel Nassim Taleb, le découvreur des « Cygnes noirs ».Philippe Herlin revient dans ce livre sur la naissance de la finance moderne et ses développements jusqu’à nos jours, pour mettre en lumière les erreurs de ce modèle. À partir de nombreux exemples – et d’une relecture originale du jeu du Monopoly ! –, dans une approche claire et accessible, il montre que le paradigme actuel doit être totalement repensé.Cette révolution copernicienne de la finance devient urgente : la gestion de l’entreprise a également été « contaminée », et la crise perdure, sans réelles perspectives de redémarrage. Dans ce contexte de financiarisation excessive, une approche « fractale » de la finance et de l’économie ouvre la voie à un développement économique soutenable, porteur de croissance et d’emploi.Préface de Bernard Marois, Président du Club Finance HEC.

Philippe Herlin est chercheur en finance et chargé de cours au Conservatoire national des Arts et Métiers. Il publie régulièrement des tribunes dans différents médias économiques, et est l’auteur de Théorie des marchés financiers : revenir aux concepts fondamentaux (Club finance HEC, 2008).

Voir sur le site de Philippe Herlin :
http://www.philippeherlin.com/livre.htm

mardi 6 avril 2010

Nicolas Gomart : « Il est inexact de dire que la gestion alternative dans son ensemble n’a pas su apporter la non-corrélation attendue »

Pendant la crise financière, la plupart des indices de la gestion alternative ont fait preuve d’une forte corrélation avec l’évolution des marchés actions ou bien encore de l’écartement des spreads de crédit. Peut-on encore parler de « performance absolue » pour les stratégies alternatives avec des performances si décevantes ?

En 2008, l’assèchement soudain de la liquidité de certains marchés face aux ventes d’acteurs bancaires, conjugué à l’existence de niveaux de leviers élevés dans les portefeuilles, a provoqué la dégradation de la performance de certaines stratégies de gestion alternative, en particulier de bon nombre de stratégies d’arbitrage nécessitant du levier. Il est cependant inexact de dire que, dans son ensemble, la gestion alternative n’a pas su apporter la « non-corrélation » attendue. Certaines stratégies ont su en effet, parfois remarquablement, tirer leur épingle du jeu comme les gérants CTA (ndlr : « commodity trading advisors »), macro, equity market neutral ou d’arbitrage de fusions-acquisitions. Les indices globaux ont eux fait sensiblement mieux que les marchés d’actions.

Pour autant, on veillera à l’avenir à ne pas investir en gestion alternative « en soi » mais en accompagnement ou substitution d’investissements en actifs traditionnels.

Ainsi, schématiquement, certaines stratégies ont un profil "vendeur de put" ou "portage" : ce sont les stratégies d’arbitrage. Elles ont du sens pour dynamiser un portefeuille investi en actifs peu risqués ;

D’autres sont plus « acheteuses d‘options » : ce sont les stratégies de trading (CTA, macro par exemple). Elles contribuent à réduire le risque d’un portefeuille investi en actifs risqués et peuvent alors être utilisées en complément d’un portefeuille actions ;

D’autres ont un profil plus symétrique : ce sont les stratégies long/short. Elles peuvent être utilisées en substitution de portefeuilles investis en actions.

Lire l'ensemble de l'interview de N. Gomart sur :
http://www.next-finance.fr/Nicolas-Gomart-OFI-AM-gestion