vendredi 19 décembre 2008

Les conséquences de la dispersion des performances des Hedge Funds

Chacun d’entre nous a bien à l’esprit ce tableau coloré montrant les performances annuelles disparates de chaque sous-stratégie de hedge funds, avec la conclusion qui s’impose: comme il est extrêmement difficile de prévoir quelle stratégie va bien performer dans le futur, il est préférable d’utiliser des fonds de hedge funds (FoHFs) pour être investi dans cet univers. Cette constatation était corroborée par le fait que, même si l’on pouvait constater que certaines stratégies produisaient des performances négatives certaines années, l’investissement en FoHFs était, lui, toujours positif annuellement(1). Si nous nous plaçons sur un autre plan, jusqu'à la fin de 2007, les investisseurs en Fonds de Hedge Funds ont considéré cet investissement comme un actif avec peu de différenciation entre les différents gestionnaires et fonds à leur disposition. Effectivement, un examen rapide des performances affichées ne permettait pas de voir d’écarts significatifs entre les meilleurs Fonds de Hedge Funds et les moins bons. De surcroît, les performances moyennes étaient en grande partie satisfaisantes, et les bonnes relations que le réseau commercial entretenait avec les Investisseurs suffisaient à les persuader d’une éventuelle sous-performance passagère. Cette perception a maintenant évolué, et doit être examinée à la lumière de la dispersion des performances entre FoHFs, qui a été en constante augmentation depuis l'été 2007. Comme le montre une étude réalisée par Fitch Ratings(2), une analyse de la dispersion des performances parmi les FoHFs donne une bonne indication de cette tendance récente. Alors que les fonds les plus performants ont réussi à maintenir leurs performances sur 12 mois au-dessus de 10% à la fin juin 2008, les fonds les moins bons sont devenus négatifs dès mars. À la fin du mois de septembre, les données ont indiqué que l'éventail des performances allait de performances positives (à 1 chiffre) aux performances négatives à 2 chiffres.

Par Philippe Debatty, CAIA Managing Director, Alternative Advisers S.A.

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