Inutile de se voiler la face: la profonde crise financière de 2008 n’a pas épargné les gérants hedge. Ceux-ci ont certes été affectés dans une bien moindre mesure que les gestionnaires exposés aux actions (Indice MSCI Monde -45% contre -21% pour l’Indice HFR des fonds de fonds hedge), mais leurs performances ont déçu. Pour la bonne et simple raison que durant les dix dernières années, ils avaient habitué leurs clients à des performances presque toujours positives sur douze mois! La cause principale se situe dans l’effondrement des banques et dans le changement des règles régissant le fonctionnement du système bancaire occidental qui s’en est suivi l’an dernier, car ces événements ont empêché les gérants hedge de gérer et d’obtenir les performances que leurs stratégies leur permettaient d’espérer.
Le risque de faillite du système bancaire n’est heureusement plus d’actualité. Les gérants hedge ont par conséquent retrouvé leur capacité à performer positivement, même quand les marchés actions sont en baisse. Ils l’ont démontré durant les deux premiers mois de 2009. Je vais tenter ici de répondre aux principales questions que se pose aujourd’hui l’investisseur par rapport aux hedge funds et de montrer que, le système bancaire fonctionnant à nouveau normalement, les gérants hedge sont les mieux préparés pour performer positivement dans cet environnement économique incertain.
Comment travaille le gérant hedge?
Le gérant hedge investit dans un très large éventail de directions: actions, titres à revenu fixe, matières premières… Pour gérer ses risques, il utilise les investissements alternatifs à sa disposition: option, swap, future, Credit Default Swap (CDS), Mortgage-Backed Security (MBS), Collateral Debt Obligation (CDO), indice de volatilité sur le S&P500 (VIX)… L’utilisation des instruments alternatifs est récente mais a considérablement fait progresser la gestion des actifs financiers. Elle exige un bon niveau de connaissances mathématiques, afin d’être en mesure d’évaluer les risques et d’anticiper le comportement des instruments alternatifs dans des environnements financiers très différents. La capacité de performer du gérant hedge dépend de l’efficacité du processus d’investissement qu’il a créé et, au sein de ce processus, de sa capacité à déterminer et à estimer les risques dont il doit se protéger. Il a fait ses preuves en performant positivement presque toutes les années jusqu’à fin 2007.
Lire l'article de Olivier d'Auriol sur :
http://www.agefi.com/Quotidien_en_ligne/detailArticle.php?articleID=325768
Le site de d'Auriol Asset Management :
http://www.dauriol.ch/
mardi 7 avril 2009
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