L’année écoulée vient de le démontrer une nouvelle fois aux dépens des investisseurs : les marchés ont tendance à se recorréler à la baisse en temps de crise, annihilant les mérites de la diversification et accroissant démesurément la volatilité des portefeuilles. Toutes les classes d’actifs, tous les styles de gestion sont concernés. Toutes ? Peut-être pas, estime Prim’ Alternative Investment, Car les marchés agricoles parviennent encore à offrir une vraie décorrélation, quelle que soit la configuration économique et financière du moment. Pour plusieurs raisons, selon les gérants de Prim’ Alternative Investment.
Une cyclicité spécifique Tout d’abord, les éléments de fixation des prix sont exogènes pour l’essentiel. En affectant les récoltes, les aléas climatiques (sécheresses, gels…) expliquent en effet une large part des variations de cours, indépendamment de toute conjoncture économique. Mais la météo-sensibilité de ces marchés n’explique pas tout. Car ceux-ci répondent aussi à leur cyclicité propre : quand un marché agricole est bien approvisionné, les prix ont tendance à se replier et les producteurs à cesser d’investir. De ce sous investissement découlent un vieillissement de leur outil de production, une baisse prévisible de la production à moyen terme et un rebond des prix, incitant les producteurs à réinvestir et à créer les conditions d’un rééquilibrage des prix. Rien à voir avec un cycle économique classique, donc. Ce décalage temporel explique cette décorrélation entre les prix agricoles et les autres classes d’actifs que même les métaux, très sensibles à la production industrielle mondiale, ne peuvent offrir.
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