Secret bancaire mis à mal depuis des mois par l’OCDE, le G20, l’Union Européenne, les Etats-Unis… Affirmations péremptoires (ou jubilatoires) sur sa destruction imminente. Rumeurs persistantes sur certaines paniques de la clientèle offshore des banques suisses. Et, au bout du compte, sur le désintérêt des grands groupes bancaires pour leurs filiales de gestion privée en Suisse. D’ailleurs, à en croire les rumeurs et analyses définitives, ne sont-elles pas à peu près toutes à vendre? Lorsqu’on les interroge, les banques anglo-saxonnes en Suisse paraissent souvent bien plus sereines que les banques suisses (sans parler des médias). Leur environnement est parfois délicat, mais les effets variés de la grande crise bancaire de 2008 semblent compter davantage que les problématiques très helvético-suisses de confidentialité. Sans parler des préoccupations tout simplement locales: les actifs, les commissions ont diminué, bien des clients ne sont pas satisfaits des performances. Cependant, les divisions wealth management de Merrill Lynch, Morgan Stanley, Citibank ou encore Barclays, enregistrent des afflux nets de capitaux. Même une hausse des actifs en gestion, depuis la reprise des marchés. En tout état de cause, les banques américaines considèrent la présence en Suisse comme absolument nécessaire lorsque l’on veut occuper une place significative dans le private banking.
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