Les OPCVM se prêtent à nombre de stratégies alternatives et permettent aux gérants de fonds offshore d’élargir leur base d’investisseurs. Le marché britannique voit se développer actuellement une nouvelle tendance : le lancement par des gestionnaires de hedge funds de fonds Ucits III onshore (c’est-à-dire conformes à la directive OPCVM et donc enregistrés en Europe). D’ores et déjà, Brevan Howard, GLG Partners, Cheyne Capital Partners, Castlestone Management et bien d’autres acteurs du marché ont monté des fonds de ce type, tirant profit de leur réglementation : ils ont ainsi la possibilité de diversifier leur distribution à destination d’une gamme d’investisseurs que leur stratégie offshore ne permettait pas d’atteindre jusqu’à présent. A quelques exceptions près, les gérants alternatifs n’ont utilisé que tout récemment les possibilités ouvertes par Ucits III : « Quand nous avons commencé dans cette voie en 2007, certains ne savaient même pas ce qu’était un fonds Ucits III. Ce n’est que l’année suivante que ce type de fonds a été assimilé à une sorte de mot magique capable de résoudre nombre de difficultés », se souvient Eric Personne, responsable de la division Solutions de fonds de Merrill Lynch pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique. « Nous sommes encore dans un processus d’éducation par lequel les ‘hedge funds’ commencent à peine à se familiariser avec la création de ces fonds », renchérit Killian Buckley, associé, consulting et corporate advisory au sein de la société de conseil Kinetic Partners.
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vendredi 27 novembre 2009
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