lundi 11 janvier 2010

Interview de M. Alexandre Col - Head of Investment Fund Department - Banque Privée Edmond de Rothschild SA - Genève

Monsieur Alexandre Col, responsable du département Fonds, à la Banque Privée Edmond de Rothschild, à Genève, a bien voulu nous faire part de sa position à l'égard de cette initiative de la Commission européenne, en axant son argumentation plus spécifiquement sur le secteur de la gestion des fonds de hedge funds, un marché particulièrement important pour la Suisse et surtout pour la place financière genevoise qui en a fait une de ses spécialités.

Point de Mire: Votre banque, qui a été la première, en 1969, à lancer un fonds de hedge funds, s'est vu décerner à plusieurs reprises le prix de meilleur gérant de fonds de multi-gestion alternative. Cette année encore, en termes d'actifs sous gestion, c'est elle qui a pris la tête du «top ten» des gérants de fonds de hedge funds en Suisse (FoHF). C'est dire que vous disposez d'une expérience et d'une compétence particulièrement pointue en matière de multi-gestion alternative. En liaison avec le projet de réglementation de l'Union Européenne, qui est une réponse à la crise que nous subissons, quelle est votre vision de l'avenir de ce métier vu sous l'angle surtout de la position de la Suisse et de Genève? Mais d'abord, comment jugez-vous globalement la situation économique?

Alexandre Col: La situation économique, tant en Europe qu'outre Atlantique, comporte 4 niveaux.
1. La crise financière est derrière nous, c'est un fait.
2. La crise des bourses d'actions n'est plus là, ce qui ne veut toutefois pas dire que l'on ne peut pas refaire une baisse de 10 %; mais c'est là la vie normale des marchés.
3. Quant au recul de la croissance, on semble bien avoir touché le fond.
4. Toutefois, et c'est l'aspect le plus sombre, le taux de chômage n'est pas encore sur le point de se stabiliser.
Dans cette analyse je laisse de côté les marchés émergents.
Le chômage va continuer de croître. Rien ne permet aujourd'hui de dire avec certitude à partir de quand il va redescendre. Si la crise boursière, avec le relèvement considérable des marchés depuis ce printemps a été pratiquement résorbée, en revanche force est de constater que la crise économique est encore bien présente. Rétrospectivement, ce rebond des bourses est incroyable. Sur l'année il est très fort mais plus encore si l'on prend le mois de mars comme point de départ.

Lire la suite de l'interview sur le site de "Point de Mire" :
http://www.pointdemire.ch/index.php?page=1&actif=1

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