vendredi 8 janvier 2010

Problématiques d’optimisation de portefeuilles

De nombreux gestionnaires de portefeuilles utilisent régulièrement l’analyse développée par Markowitz en 1952(1) (aussi connue sous le nom de "théorie moderne du portefeuille") pour établir leurs allocations optimales. Cette théorie repose notamment sur les hypothèses d’efficience des marchés, de rationalité des investisseurs et de distribution gaussienne des rendements. Il ne faut pas de long discours pour convaincre les investisseurs que ces hypothèses ne couvrent pas la réalité des marchés. En effet, les différentes crises de ces dernières décennies (citons notamment les crises de 87, 94, 97, 98, 2001 et 2007) sont considérées comme des événements rarissimes ou improbables quand les hypothèses de Markowitz sont appliquées. Ainsi, certains scientifiques relaxent plusieurs de ses hypothèses pour mieux appréhender la réalité. Nous pouvons classer leurs développements en trois catégories : les mesures de risque, les estimations des rendements futurs et les études qui portent sur la structure d’interdépendance entre les actifs. Premièrement, plusieurs chercheurs se sont penchés sur une meilleure approximation de la notion de risque en développant de nouvelles approches pour capturer la distribution non gaussienne des rendements des actifs financiers. Pour cela, ils ont élargi la notion de risque proposée par Markowitz (où le risque est évalué par la variance des rendements) pour inclure l’asymétrie de la distribution des rendements (c’est-à-dire la skewness des rendements) et les événements extrêmes (c’est-à-dire la kurtosis des rendements) affectant les actifs sous gestion.

Lire la suite de l'article de Philippe Debatty, CAIA, Alternative Advisers S.A. :
http://www.agefi.lu/mensuel/Article.asp?NumArticle=12144

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