lundi 29 mars 2010

Directive AIFM : Interview de Martin Thommen, Président de la Swiss Funds Association

Réunis le 16 mars à Bruxelles, les ministres des Finances de l’Union européenne, n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur la directive sur les gérants de fonds alternatifs (AIFM : Alternative Investment Fund Managers). Est-ce une bonne nouvelle pour l’industrie suisse des fonds de placement ?
Au moins, ce n’est pas une mauvaise nouvelle ! A mes yeux, le report de la discussion entre ministres des Finances européens sur cette directive AIFM est plutôt une bonne chose. Nous avons beaucoup travaillé avec l’ASB (Association Suisse des Banquiers), l’EFAMA (European Fund and Asset Management Association) - l’association européenne représentative des gérants de fonds -, mais aussi avec des représentants de l’industrie financière des Etats-Unis et de Grande-Bretagne pour essayer de faire évoluer ce projet de directive, au départ très protectionniste. Nous avons souligné - dès le début des discussions sur ce texte - que limiter l’accès au marché européen pour les gérants de hedge funds ou de fonds de Private Equity installés dans un pays extérieur à l’Union européenne allait à l’encontre de l’intérêt des investisseurs européens eux-mêmes. Cette restriction limiterait en effet la gamme de produits auxquels ils auraient accès et la concurrence sur les prix de ces produits. Il y a de nombreux gestionnaires de fonds alternatifs talentueux aux Etats-Unis ou en Suisse qui - si la directive AIFM était adoptée en l’état - ne pourraient pas proposer leurs services aux investisseurs qualifiés dans les pays communautaires, sans connaître de grandes difficultés.

Avez-vous bon espoir d’obtenir le passeport européen pour les gestionnaires de fonds alternatifs travaillant en Suisse ?

Je l’espère. Les débats autour de cette directive sur les gérants de fonds alternatifs s’orientent de plus en plus sur la reconnaissance réciproque de mesures de surveillance équivalentes. J’estime que c’est la voie à suivre. En Suisse, le marché des fonds de placement est régulé par la FINMA. Il devrait être possible de faire reconnaître la qualité de cette surveillance, équivalente à celle mise en place dans l’Union européenne. Et d’obtenir, grâce à une reconnaissance réciproque des autorités de surveillance, un passeport européen pour les hedge funds ou fonds de Private Equity suisses.

Lire la suite de l'interview de Geneviève Brunet sur son blog :
http://genevievebrunet.typepad.com/finance/2010/03/interview-de-martin-thommen-pr%C3%A9sident-de-la-swiss-funds-association.html

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