Le marché des solutions transfrontalières UCITS pourrait atteindre 8000 milliards d’euros en 2012, selon une estimation présentée lors d’un séminaire de Harcourt. Les hedge funds ont revu leurs ambitions à la baisse. 2008 a montré que l’objectif de rendement absolu était irréaliste. Même la considération des hedge funds comme une classe d’actifs a été remplacée. L’industrie parle dorénavant de solutions d’investissement alternatives. Lors du séminaire annuel du spécialiste en hedge funds Harcourt, jeudi et vendredi près de Zurich, les termes les plus cités ont été ceux de gestion du risque, d’information, de liquidité, de diversification, et de responsabilité sociale et environnementale.
Le scandale Madoff a accéléré la mutation. Castle Hall a mis en évidence 327 cas d’échec opérationnel de hedge funds en 2009, par fraude ou incompétence. L’impact de Madoff s’est élevé à 64 milliards de dollars, l’ensemble des autres à 15 milliards de dollars, a expliqué Andrew Weisman, patron de WR Group. Pourtant les hedge funds ne constituent nullement un risque systémique, selon le rapport des autorités britanniques (FSA) paru ces derniers jours. Le degré de levier des hedge funds (1,5) est par exemple bien inférieur à celui des banques européennes (30), selon Thomas Deinet, directeur du Hedge Fund Standards Board.
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samedi 6 mars 2010
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