mardi 19 avril 2011

Pourquoi la région de Zurich est plus favorable aux hedge funds que Genève


Les hedge funds préfèrent nettement Zurich à Genève, selon une étude d’etops, une société de services spécialisée. Sont concernés plus précisément les cantons à fiscalité avantageuse dans la région zurichoise, comme Zug ou Schwyz.
Le taux d’imposition annuel des sociétés à Schwyz atteint au maximum 14,7 %, tandis que les impôts pour les personnes atteint seulement 19 %. Ces chiffres sont de 16,1 % et 23,1 % respectivement pour le canton de Zug ; de 21,2 % et 40 %, à Zurich, ce qui est encore malgré tout inférieur à Genève, où les taux atteignent respectivement 24,7 % et 47 %.
« Nous avons entrepris une comparaison objective des régions de Zurich et de Genève. Nous avons été étonnés par l’ampleur de l’avantage de Zurich », explique Michael Appenzeller, d’etops.
Autre avantage majeur pour la région de Zurich, qui emploie de 1 500 à 2 000 personnes dans le secteur des hedge funds, est la taille très importante son industrie financière. Le secteur financier dans son ensemble emploie environ 80 000 personnes à Zurich, contre 35 000 à Genève. De ce fait, la disponibilité de professionnels et de services hautement qualifiés est plus grande à Zurich. Tout comme, le nombre de clients potentiels. Zurich compte 415 banques et filiales bancaires, contre 178 à Genève. Il y a actuellement 56 hedge funds et 220 fonds de fonds établis à Zurich, contre respectivement 35 et 180 à Genève.
Michael Appenzeller donne d’ailleurs un net avantage supplémentaire à Schwyz et à Zug par rapport à Zurich même, quoique celle-ci ait pour elle une plus grande proximité de la clientèle. D’après lui, la concentration de savoir-faire à Schwyz est exceptionnelle. L’endroit a acquis un caractère unique dans l’industrie des hedge funds. « Avant 2008, il y a eu un boom dans les investissements alternatifs. Ce mouvement a été stoppé avec la crise », ajoute-t-il.
Aujourd’hui, ce consultant se refuse à parler de boom, mais constate toutefois une évolution positive du secteur. Selon lui, l’offre de travail serait encore légèrement excédentaire, mais la fin de la crise rend une augmentation de la demande de plus en plus palpable.

Visiter le site de Etops et cet article:
http://www.etops.ch/cms/media/files/Etops_Study_Press_e.pdf

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