La façon dont de nombreux hedge funds calculent et publient leurs performances tend à lisser les résultats et à minorer le risque effectif auquel l’investisseur est exposé. Professeur de finance à l’Université d’Orléans, Georges Gallais-Hamonno analyse le phénomène.
Vous venez de publier une étude, réalisée avec d’autres universitaires, intitulée "Nécessité de corriger les rentabilités des hedge funds", pourquoi ?
Les hedge funds ont la réputation d’offrir une certaine décorrélation par rapport aux marchés financiers, en raison de leur diversification, du fait qu’ils recourent à des techniques de gestion alternatives et parce qu’ils "couvrent" certains risques. Bref, les hedge funds résisteraient mieux que les autres aux turbulences de marché et d’ailleurs ils affichent souvent une volatilité moindre que celle des autres fonds.
Or, on s’est aperçu que les valeurs liquidatives publiées par certains hedge funds comportaient un certain lissage, une sorte d’écrêtement. Cela a comme conséquence de réduire la volatilité apparente de ces fonds. En réalité, lorsque l’on "délisse" les rendements on obtient des volatilités plus importantes, donc un niveau de risque plus grand pour l’investisseur.
Suite de l'article de Georges Gallais-Hamonno, Professeur de finance à l’Université d’Orléans :
http://www.morningstar.fr/news/interviews.asp?articleid=56365&validfrom=2008-05-29
mercredi 2 juillet 2008
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