La Banque Pâris Bertrand Sturdza a conçu son modèle en vue d’éviter les erreurs qui ont amené la crise. Clientèle cible: les grandes fortunes privées internationales, personnes physiques ou family offices, principalement d’Europe. Elle vise aussi le Moyen-Orient et l’Inde. Créer une banque dans un contexte aussi difficile et incertain est un pari osé. «Selon nous, c’est paradoxalement une opportunité unique», affirme au Temp s le directeur général, Pierre Pâris, ancien vice-président d’UBS Wealth Management pour l’Europe occidentale. Ce Français natif d’Annecy relève pourtant un défi de taille, avec les autres fondateurs et actionnaires, Olivier Bertrand, ancien cadre, lui aussi, d’UBS Wealth Management, ainsi qu’Eric Sturdza et Raphaël Jacquet, respectivement directeur et ancien vice-directeur de la Banque Baring Brothers Strudza. Ces banquiers expérimentés veulent précisément capitaliser sur les erreurs de la crise, et «donner à l’environnement bancaire une nouvelle vision de la banque privée».Ainsi, les associés s’interdisent-ils «toutes activités financières comportant des risques bilantaires potentiels». Pierre Pâris ajoute que le «système de rémunération est totalement transparent». En outre, l’établissement se veut 100% indépendant dans le choix des produits qu’il propose aux clients, et les associés investiront leur propre argent dans certains produits qu’ils conseillent. Ce modèle «est le résultat direct de nos discussions avec les clients tout au long de la crise», souligne Pierre Pâris.
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