Définition et comparaison des gestions institutionnelle, semi-institutionnelle et classique Dans une série de 9 articles pédagogiques, nous nous proposons de définir et d’expliquer la gestion semi-institutionnelle. Cette «discipline», il y a quelques mois encore, n’était l’apanage que de quelques investisseurs privés avant-gardistes. Dans le contexte de la crise financière actuelle, nous pensons que cette technique financière très innovante, qui puise ses origines dans la gestion institutionnelle, est appelée à se généraliser et à devenir de plus en plus demandée. En effet, ne serait-ce que pour répondre aux souhaits des investisseurs privés en quête d’une alternative à la gestion de fortune traditionnelle, toujours plus d’établissements bancaires spécialisés dans la gestion privée devront y recourir. Axée principalement sur le concept de la gestion dite «core-satellite», la gestion semi-institutionnelle se base sur une combinaison judicieuse des investissements passifs et actifs. L’idée de base est d’avoir des investissements qui suivent tout simplement leur indice de référence comme des ETF ou des fonds indiciels (pour ainsi dégager le rendement du marché, dit «bêta») et d’avoir des investissements qui peuvent s’éloigner de l’indice de référence pour dégager de la surperformance (rendement dit «alpha»). Ces derniers investissements peuvent être des fonds gérés de manière active ou des placements directs (p. ex. des actions). Dans le contexte de cette stratégie «séparation du rendement alpha du rendement bêta», des thèmes importants sont le suivi actif de la volatilité relative aux indices de référence d’un portefeuille («tracking error») et surtout aussi la maîtrise des coûts. La contribution à la performance de chaque vecteur d’investissement d’un portefeuille devient de ce fait visible très concrètement, ce qui permet au gestionnaire de fortune de dégager une réelle valeur ajoutée pour son client. Pour donner un exemple clair: le pire investissement est celui basé sur une stratégie «alpha», mais qui n’arrive pas à battre son indice de référence. Dans ce cas, l’investisseur aurait mieux fait de choisir un produit indiciel et d’éviter ainsi les frais plus importants du produit actif. L’approche semi-institutionnelle, à l’instar de la gestion institutionnelle sur laquelle elle se fonde, implique également une très grande rigueur dans sa mise en œuvre, tout en offrant une flexibilité optimum puisqu’elle n’est pas soumise aux strictes contraintes légales de la gestion institutionnelle.
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http://www.letemps.ch/Page/Uuid/f097f93e-3822-11de-9c18-748dab67744f%7C0
Par Alexandre Michellod et Patrick Revey de Wegelin & Co. Banquiers Privés
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