jeudi 28 janvier 2010

Quel impact, à court terme, d’une hausse de l’aversion au risque sur la performance des hedge funds.

Après une période de forte hausse, une résurgence de l’aversion au risque pourrait avoir un impact significatif sur les classes d’actifs risquées (actions, dettes risquées, convertibles...).

La probabilité d’une résurgence de l’aversion au risque demeure assez importante durant le premier semestre 2010. En effet, les problématiques liées aux exit stratégies des banques centrales, à l’arrêt des incitations à la consommation sur les résultats des entreprises - notamment dans le secteur automobile - ou à la robustesse de la croissance des émergents face à une consommation en berne dans les pays développés seront autant de sources d’incertitude pour les marchés. Après une période de forte hausse (autour +6% pour les marchés actions sur les deux derniers mois de 2009), une résurgence de l’aversion au risque pourrait avoir un impact significatif sur les classes d’actifs risquées (actions des pays développés et des émergents, dette risquée, convertibles...).

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http://www.next-finance.fr/IMG/pdf_Orion_-_Alpha_Report_no1.pdf

mercredi 27 janvier 2010

Lombard International Assurance S.A. crée un nouveau département Private Wealth Solutions & Marketing

Lombard International Assurance S.A., numéro un au Luxembourg des compagnies d’assurance vie à dimension paneuropéenne, a regroupé ses activités marketing, juridiques et fiscales au sein d’une seule et même équipe. Celle-ci compte plus de 50 professionnels très qualifiés et se compose de juristes, d’experts fiscalistes, d’actuaires et d’économistes, ainsi que de spécialistes du marketing et de la communication. Avec cette nouvelle équipe, Lombard accroît sa capacité à offrir des solutions sur mesure de structuration patrimoniale, destinées à une clientèle de particuliers et de familles fortunés à travers l'Europe. Loïc Le Foll dirigera ce nouveau département. Il sera assistées Stephen Cotter, Philipp Resch et Francesco Bruno qui supervisent, chacun, une équipe pluridisciplinaire: Business Development Business Legal et Wealth Planning.

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http://www.agefi.lu/mensuel/Article.asp?NumArticle=12293

vendredi 22 janvier 2010

Création du baromètre de la finance genevoise

Activité économique, taux de change, pétrole ou répartition de l’argent confié… On peut maintenant se faire une idée de ce que la finance genevoise «pense» sur chacun de ces sujets. L’ISAG (Investment Strategists Association of Geneva), une nouvelle association créée par des économistes de trois banques, vient de lancer la publication d’un «consensus» financier de la place. Ce sondage sera réalisé auprès de leurs homologues afin de donner un aperçu de leurs prévisions économiques et financières et de permettre au reste des investisseurs de se situer par rapport à ces indicateurs. Ce type de baromètre est légion sur les grandes places, où les établissements sont sondés aussi bien sur l’économie que sur les bénéfices des entreprises. Mais moins sur les stratégies de placement qu’éclairera ce consensus genevois.

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http://www.letemps.ch/Page/Uuid/805c4396-06d5-11df-94c2-2988331f6ea6/Création_du_baromètre_de_la_finance_genevoise

lundi 18 janvier 2010

Alpha, Beta, petit guide des lettres grecques

Le milieu financier est friand de jargon et l'on entend depuis quelque années beaucoup parler grec en gestion d'actifs, notamment d'alpha et de beta. Si la plupart d'entre nous, qu'ils aient fait du grec ou non, se souviennent qu'il s'agit des 2 premières lettres de l'alphabet, nous ne savons pas toujours précisément ce qui se cache derrière ces 2 lettres en matière financière.Dans le cadre de cet article, nous laisserons le delta et le gamma aux férus d'obligations convertibles et de produits optionnels et le sigma aux amateurs de risque pour nous concentrer sur les seuls alpha et beta.Ces notions ont été introduites dans la littérature financière par les promoteurs du CAPM (Capital Asset Pricing Model) ou MEDAF en français (Modèle d'Evaluation des Actifs Financiers), dont les travaux conduits dans les années 1960 ont montré que les rendements d'un actif financier se composaient de 2 parties : l'une attribuable au marché, l'autre non attribuable au marché.

Lire la suite de l'article de Philippe Maupas, CFA, CAIA, est associé de Quantalys, mis à jour en dec. 2009 :
http://www.quantalys.com/ACTU/1/147/article_Alpha_Beta_petit_guide_des_lettres_grecques.aspx

vendredi 15 janvier 2010

En réponse à la crise, les cursus des masters en finance se réorganise

Dans le sillage de la tornade qui a secoué le monde financier, la carte des formations spécialisées en finance se redessine et prend de nouveaux contours. Dans un premier temps, la crise a fait des victimes: elle a marqué l’arrêt ou la suspension de certaines formations. En Suisse par exemple, l’Executive Master of Business Administration (EMBA) en management des institutions bancaires et financières, qui aurait dû être lancé l’été dernier par le Swiss Finance Institute (SFI) et l’Université de New York, a été annulé, comme nous l’annoncions fin novembre. En France, l’Université de Paris Dauphine a également annoncé, il y a plusieurs mois, la suspension pour une année de son master en finance de marché.

Ce temps d’arrêt a servi la réflexion pour préparer des cours mieux adaptés aux nouvelles réalités et aux besoins des participants. Le deuxième acte et le (re)déploiement des formations commencera en 2010 avec la programmation de nouveaux cursus. Ainsi, le SFI annoncera bientôt un programme axé sur la gestion d’actifs et la gestion de fortune, en collaboration avec un autre partenaire américain.

En France, l’EDHEC-Risk Institute, le centre de recherche appliquée de l’école de commerce EDHEC, vient de lancer la campagne de promotion de son nouveau master exécutif en gestion d’actifs et gestion du risque (Executive MSc in Risk and Investment Management). La formation se déroulera à temps partiel, sur dix-sept mois, elle sera donnée à choix en Europe, à Londres et à Nice, ou en Asie, à Singapour. Sur le Vieux Continent, l’ambition est de drainer des professionnels de toute l’Europe. Dans cette optique, l’établissement est déjà venu se frotter au marché suisse, en présentant son master le 9 décembre dernier, à Genève. Le cursus, très technique, est destiné à des professionnels en emploi, des gérants de portefeuille et des analystes financiers, par exemple. Il démarrera en janvier 2011.

Lire la suite de l'article de Catherine Dubouloz dans Le Temps de Genève :
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/13ecf1ea-0155-11df-85ae-714eb3841259%7C0

lundi 11 janvier 2010

Interview de M. Alexandre Col - Head of Investment Fund Department - Banque Privée Edmond de Rothschild SA - Genève

Monsieur Alexandre Col, responsable du département Fonds, à la Banque Privée Edmond de Rothschild, à Genève, a bien voulu nous faire part de sa position à l'égard de cette initiative de la Commission européenne, en axant son argumentation plus spécifiquement sur le secteur de la gestion des fonds de hedge funds, un marché particulièrement important pour la Suisse et surtout pour la place financière genevoise qui en a fait une de ses spécialités.

Point de Mire: Votre banque, qui a été la première, en 1969, à lancer un fonds de hedge funds, s'est vu décerner à plusieurs reprises le prix de meilleur gérant de fonds de multi-gestion alternative. Cette année encore, en termes d'actifs sous gestion, c'est elle qui a pris la tête du «top ten» des gérants de fonds de hedge funds en Suisse (FoHF). C'est dire que vous disposez d'une expérience et d'une compétence particulièrement pointue en matière de multi-gestion alternative. En liaison avec le projet de réglementation de l'Union Européenne, qui est une réponse à la crise que nous subissons, quelle est votre vision de l'avenir de ce métier vu sous l'angle surtout de la position de la Suisse et de Genève? Mais d'abord, comment jugez-vous globalement la situation économique?

Alexandre Col: La situation économique, tant en Europe qu'outre Atlantique, comporte 4 niveaux.
1. La crise financière est derrière nous, c'est un fait.
2. La crise des bourses d'actions n'est plus là, ce qui ne veut toutefois pas dire que l'on ne peut pas refaire une baisse de 10 %; mais c'est là la vie normale des marchés.
3. Quant au recul de la croissance, on semble bien avoir touché le fond.
4. Toutefois, et c'est l'aspect le plus sombre, le taux de chômage n'est pas encore sur le point de se stabiliser.
Dans cette analyse je laisse de côté les marchés émergents.
Le chômage va continuer de croître. Rien ne permet aujourd'hui de dire avec certitude à partir de quand il va redescendre. Si la crise boursière, avec le relèvement considérable des marchés depuis ce printemps a été pratiquement résorbée, en revanche force est de constater que la crise économique est encore bien présente. Rétrospectivement, ce rebond des bourses est incroyable. Sur l'année il est très fort mais plus encore si l'on prend le mois de mars comme point de départ.

Lire la suite de l'interview sur le site de "Point de Mire" :
http://www.pointdemire.ch/index.php?page=1&actif=1

vendredi 8 janvier 2010

Problématiques d’optimisation de portefeuilles

De nombreux gestionnaires de portefeuilles utilisent régulièrement l’analyse développée par Markowitz en 1952(1) (aussi connue sous le nom de "théorie moderne du portefeuille") pour établir leurs allocations optimales. Cette théorie repose notamment sur les hypothèses d’efficience des marchés, de rationalité des investisseurs et de distribution gaussienne des rendements. Il ne faut pas de long discours pour convaincre les investisseurs que ces hypothèses ne couvrent pas la réalité des marchés. En effet, les différentes crises de ces dernières décennies (citons notamment les crises de 87, 94, 97, 98, 2001 et 2007) sont considérées comme des événements rarissimes ou improbables quand les hypothèses de Markowitz sont appliquées. Ainsi, certains scientifiques relaxent plusieurs de ses hypothèses pour mieux appréhender la réalité. Nous pouvons classer leurs développements en trois catégories : les mesures de risque, les estimations des rendements futurs et les études qui portent sur la structure d’interdépendance entre les actifs. Premièrement, plusieurs chercheurs se sont penchés sur une meilleure approximation de la notion de risque en développant de nouvelles approches pour capturer la distribution non gaussienne des rendements des actifs financiers. Pour cela, ils ont élargi la notion de risque proposée par Markowitz (où le risque est évalué par la variance des rendements) pour inclure l’asymétrie de la distribution des rendements (c’est-à-dire la skewness des rendements) et les événements extrêmes (c’est-à-dire la kurtosis des rendements) affectant les actifs sous gestion.

Lire la suite de l'article de Philippe Debatty, CAIA, Alternative Advisers S.A. :
http://www.agefi.lu/mensuel/Article.asp?NumArticle=12144

jeudi 7 janvier 2010

La crise a changé la donne au profit des Family Offices

La dernière étude du consultant PricewaterhouseCoopers (PwC) le prouve: la crise a laissé des traces profondes au sein de la clientèle des banques privées. Celle-ci se sent blessée et a été confrontée à des désillusions sur les institutions financières. Echaudée par la dégringolade boursière et ses conséquences désastreuses sur leurs avoirs, les clients sont désormais sur leurs gardes, demandent des normes plus élevées en termes de prestations et de conseils et exigent plus de transparence et de simplicité. Cette méfiance à l’égard des banques traditionnelles est tout profit pour des conseillers d’un genre nouveau: les Family Officers. Contrairement au banquier privé qui agit avant tout comme un gestionnaire de fortune, essentiellement orienté vers les placements financiers, le Family Officer joue davantage le rôle d’un conseiller financier global et touche pratiquement à tout ce qu’englobe le concept de patrimoine: de la gestion de fortune à la corporate governance en passant par la politique familiale, le conseil juridique, le conseil fiscal ou l’ingénierie patrimoniale. C’est pourquoi, chez Fuchs & Associés Finance, nous parlons plus volontiers de Global Family Office (voir tableau). Cette vue d’ensemble va permettre au Family Officer de donner à son client les bons conseils, adaptés à sa situation, et au bon moment. Le private banker n’aura souvent qu’une vision parcellaire de la situation de son client. Ce constat est d’autant plus vrai à l’heure actuelle: depuis la récente crise financière, bon nombre de clients fortunés ont en effet dispersé leurs avoirs dans plusieurs banques. Dans ces conditions, le Family Officer sera le plus à même d’avoir une vue consolidée du patrimoine de ses clients de par les relations privilégiées qu’il entretient avec ces derniers.

Lire la suite de cet article sur :
http://www.agefi.lu/mensuel/Article.asp?NumArticle=12140

mercredi 6 janvier 2010

Hedge Funds 2009 : le retour ?

Les hedge funds ont vu fuir depuis le deuxième semestre 2008 les capitaux en masse, sur fonds de crise de liquidité, de crise du crédit et de crise de confiance. Le marché des hedge funds était en continuelle expansion jusqu’à atteindre 2.000 milliards de $ de capitaux sous gestion en juin 2008. Il s’est contracté pour se stabiliser actuellement à 1.380 milliards de $ (source: Eurekahedge). L’image de ce secteur a été écornée par la crise. Mais les causes de celle-ci ne doivent pas se chercher du côté des hedge funds. Ce sont les banques qui ont titrisé des prêts hypothécaires de mauvaise qualité, ce sont les agences de notation et les régulateurs qui ont failli. Le secteur des hedge funds est justement critiqué, parce qu’il n’a pas obtenu un "absolute return" comme il l’avait promis. Ce concept était mal expliqué au public. Rendement absolu veut dire rendement "non benchmarké", et non pas rendement positif quel que soit le contexte de marché. Ces fonds se caractérisent par l’utilisation de l’effet de levier et de produits dérivés. Ils permettent également de vendre à découvert des titres que l’on emprunte. Les Hedge Funds ne sont pas indexés, mais cela ne signifie pas qu’ils ne sont pas corrélés au marché. Très souvent, ces fonds sont souvent domiciliés offshore (Iles Cayman, Iles Vierges Britanniques, Bermudes, Bahamas) ; cette domiciliation s’expliquant essentiellement par des raisons fiscales et de régulation. Ces fonds sont assez illiquides et peu transparents. On assiste cependant à la mise en place en Europe d’une nouvelle régulation.

Lire la suite de l'article de Christian Berbé, CAIA Degroof Gestion Institutionnelle :
http://www.agefi.lu/mensuel/Article.asp?NumArticle=12141

mardi 5 janvier 2010

UCITS 4 : quelles opportunités pour l’industrie des fonds ?

Mettre en place un marché européen unifié plus efficace et concurrentiel. Tel est le but de la directive UCITS 4, qui entrera en vigueur à la mi-2011. Cette réforme vise à faciliter la rationalisation des gammes de fonds et à renforcer la protection des investisseurs. Les deux grands centres de domiciliation de fonds que sont le Luxembourg et l’Irlande profiteront de cette libéralisation du marché, selon une étude réalisée par RBC DEXIA Investor Services et KPMG. Avec la directive UCITS 4 (OPCVM 4 en français), le régulateur va offrir un nouveau cadre réglementaire qui facilitera entre autres la distribution transfrontalière et permettra des économies d’échelles via la refonte des gammes de fonds. En outre, la révision de la directive vise à autoriser une société de gestion établie dans un pays de l’UE à gérer des fonds domiciliés dans un autre, sans avoir à s’y implanter physiquement. Jean-Michel Loehr (cf. portrait), Chief Industry & Government Relations chez RBC DEXIA Investor Services, parle d’une boîte à outils offrant beaucoup d’options et contenant peu d’obligations. "Nous partons du principe que l’industrie européenne des fonds profitera de cette réforme. Le Luxembourg tout comme l’Irlande continuera à avoir beaucoup à offrir à l’avenir. Les tendances nous montrent clairement que les produits internationaux resteront domiciliés à Luxembourg et Dublin". Dans cette étude, deux chiffres parmi d’autres confirment cette déclaration. 43% des 52 gestionnaires interviewés disent vouloir concentrer leur société de gestion au Luxembourg contre 18% à Dublin. En outre, 80% des gestionnaires ont opté pour le Luxembourg en cas de fusions transfrontalières de fonds contre 13% pour Dublin.

Lire la suite de cet article sur :
http://www.agefi.lu/mensuel/Article.asp?NumArticle=12118

mardi 8 décembre 2009

Louis-Armand de Rougé : Ce que disent et font les gérants de hedge fund

Les indices de la gestion alternative ont fait preuve d’une forte corrélation avec les marchés actions. En outre, la plupart des stratégies utilisées par les hedge funds ont perdu de l’argent lorsque les stratégies de valeur relative ont subi une perte ou lorsque les spreads de crédit se sont écartés. D’où la nécessité de bien sélectionner gérants et stratégies. Beaucoup de prestataires de service accompagnent désormais les hedge funds pour leur offrir ainsi qu’aux investisseurs des rapports et données permettant un meilleur suivi des risques et une transparence accrue. C’est le cas de la plupart des prime brokers et des administrateurs notamment du no1 Citco.

Lire l'article de Louis-Armand de Rougé de Richcourt Fund Advisors sur :
http://www.cfo-news.com/Ce-que-disent-et-font-les-gerants-de-hedge-fund_a12520.html

dimanche 6 décembre 2009

François-Serge Lhabitant, Kedge Capital, plaide pour une surveillance plus étroite des fonds dans lesquels les gérants investissent

François-Serge Lhabitant, responsable chez Kedge Capital Fund Management, plaide pour une surveillance plus étroite des fonds dans lesquels les gérants investissent. Il se montre également critique envers les performances obtenues par de nombreux gérants.

François-Serge Lhabitant est Chief Investment Officer de Kedge Capital Fund Management (Jersey), et professeur de Finance à l’EDHEC Business School (France).

Le Temps: Que pensez-vous de l’effet des changements réglementaires en cours envers les hedge funds en Europe et aux Etats-Unis?

François-Serge Lhabitant: Les hedge funds qui choisissent de devenir accessibles au grand public doivent à mon avis être réglementés. Malheureusement, le dernier projet de directive européenne est un non-sens à mes yeux. Bâclé et populiste, il témoigne d’une grande méconnaissance du monde des hedge funds. Son but caché est simplement d’interdire aux gérants alternatifs anglo-saxons l’accès au marché européen, et si possible de limiter leur rémunération. S’il est adopté en l’état, cela coûtera tout simplement des milliards en manque à gagner aux investisseurs institutionnels européens en les coupant de plusieurs stratégies d’investissement. Aux Etats-Unis, l’approche semble plus raisonnée. On semble revenir à l’idée d’exiger un enregistrement des gérants auprès de la SEC. C’est un premier pas, mais qui ne sera bénéfique que si la SEC a les moyens humains et intellectuels de contrôler régulièrement tous ces fonds. Or ce n’est toujours pas le cas aujourd’hui. Rappelons que Madoff était enregistré auprès de la SEC et avait même été soi-disant contrôlé! Il y a donc encore du chemin à faire au-delà des grands effets d’annonce.

Lire la suite de l'article sur :
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/3ef8c68e-e2b0-11de-a441-e1a5b5896668%7C0

Alexandre Col : Des hedge funds pour tous?

La surréglementation tue en voulant trop protéger. Et il y a toujours surréglementation lorsqu’on réglemente de manière endogène pour résoudre tout problème exogène.

Est-il acceptable de réserver les produits d’exception à une élite alors que le commun des mortels doit se contenter de solutions standards? Non, bien entendu. Comment faire alors pour permettre aux particuliers de profiter de leur performance sans pour autant exposer le grand public à des prises de risques excessifs? La solution retenue en Suisse – et dans certains autres pays en Europe – a été de réserver l’accès direct aux hedge funds aux investisseurs qualifiés, mais d’autoriser l’appel au public pour les fonds de hedge funds (FoHF).

Une particularité des hedge funds est que leur gestion est libre de toute contrainte (et elle doit le demeurer). Mais il n’est pas envisageable de laisser tout un chacun placer son épargne dans des stratégies dont il ne peut appréhender le risque. Les FoHF constituent donc une solution appropriée pour les particuliers puisqu’ils impliquent un intermédiaire qualifié – le gérant du fonds de fonds – et qu’ils diversifient le risque sur plusieurs hedge funds.

Certes, dans un passé récent, certains investisseurs ont été déçus par une réalité de la gestion alternative qui ne correspondait pas à leurs espérances. Ce n’est toutefois pas le rôle du régulateur que de protéger le public contre des attentes irréalistes. La décision d’autoriser la distribution des FoHF était bonne et je dis que la Finma ne doit pas revenir dessus. Cette classe d’actifs a perdu entre 15% et 20% en 2008 alors que les marchés actions ont été en baisse de 40% sur la même période! Notre Groupe a 40 ans d’expérience en gestion alternative. Le débat quant à son utilité est pour nous définitivement tranché, et ce depuis longtemps.
Mais la crise est passée par là et il est impossible de faire abstraction de ses répercussions. La gestion alternative ne s’exerce en effet pas sur une autre planète et lorsque le monde de la finance est frappé par un séisme, aucune catégorie d’actifs ne peut y échapper.

Lire la suite de l'article de Alexandre Col, Directeur, Investment Fund Department, Banque privée Edmond de Rothschild SA, Genève sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/47540d02-e2b0-11de-a441-e1a5b5896668%7C0

N’enterrons pas les hedge funds classiques!

Les fonds alternatifs UCITS III souffrent de limites liées entre autres à l’abondance des contraintes et à l’absence d’analyse historique

Plus que de la baisse – somme toute raisonnable – subie par les produits alternatifs en 2008, ce sont les problèmes de fraude, de contrôle des risques et de liquidité mis à jour par la crise financière qui ont suscité le plus de déconvenues chez les investisseurs en hedge funds. Echaudés, ceux-ci se tournent en masse depuis quelques mois vers de nouveaux ­produits: les fonds UCITS III. Ceux-ci ont en effet tout pour plaire à ­l’investisseur exigeant: ils permettent de bénéficier des stratégies ­sophistiquées mises en œuvre par les gérants alternatifs, tout en ­restant dans le cadre ­rassurant d’une norme européenne largement reconnue. Ces produits ­sont-ils appelés à remplacer les hedge funds «conventionnels»? La réponse n’est pas si ­simple.

La troisième génération de la norme européenne UCITS offre une plus grande liberté aux gestionnaires et leur permet d’appliquer des stratégies plus sophistiquées que le «long only» traditionnel. Les gérants peuvent notamment procéder à des ventes à découvert, recourir à un effet de levier limité et utiliser des produits dérivés de manière active et non plus limitée à des fins de couverture. En parallèle, la norme UCITS III offre un cadre légal strictement réglementé qui impose notamment des exigences minimales sur le gestionnaire, en termes de compétences de gestion des risques et de ressources technologiques. A cela s’ajoute l’exigence d’une banque dépositaire indépendante, responsable du suivi des contraintes de gestion et des limites de risque. Enfin, la directive UCITS III prévoit également la fourniture d’un prospectus simplifié, détaillant les caractéristiques principales de l’investissement. Ce prospectus est bien plus accessible pour le client final que les prospectus utilisés habituellement par les hedge funds. De plus, les fonds UCITS III offrent une liquidité bien meilleure que les hedge funds. Avec les premiers, l’investisseur peut ainsi entrer et sortir tous les jours ou toutes les semaines, contre une ouverture mensuelle voire trimestrielle pour les seconds.

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http://www.letemps.ch/Page/Uuid/4806134e-e2b0-11de-a441-e1a5b5896668/Nenterrons_pas_les_hedge_fundsclassiques

"Ucits III n'a jamais été un véhicule pour faire du hedge fund"

Dans un entretien à Newsmanagers, Cyril Julliard, associé et cofondateur d'Eraam, explique comment sa société de multigestion alternative a réorganisé son offre après la crise. Désormais, il n'est plus question de mélanger investisseurs privés et institutionnels au sein d'un même produit. Il évoque aussi plusieurs sujets touchant le secteur de la gestion alternative.

Newsmanagers : Pouvez-vous nous rappeler qui est Eraam ?

Cyril Julliard : Eraam est une structure créée en 2000 par Bertrand Van Houtte et moi-même, spécialisée dans la multigestion alternative. Nous avons la particularité de nous concentrer sur les gérants de hedge funds basés en Europe. En effet, nous estimons que pour investir dans de bonnes conditions, l'analyse qualitative est essentielle. Cela nécessite d'avoir un très bon réseau, ce dont nous disposons en Europe. Avant 2008, nous gérions 1 milliard d'euros à 60 % pour de la clientèle privée et à 40 % pour des institutionnels. Aujourd'hui, nos encours sont tombés à 400 millions d'euros, suite aux importants rachats de la clientèle privée.NM : Comment expliquez-vous la désaffection des clients privés ?C. J. : Nombre d'investisseurs privés sont venus à la gestion alternative par le biais des réseaux bancaires, car ces derniers étaient bien rémunérés sur ces produits. Le problème est que la gestion alternative a été vendue comme de la gestion décorrélée censée rapporter 6-8 % par an. Or, les clients privés n'ont pas bien compris ce qu'était l’alpha dans la gestion, ni la crise de liquidité de 2008. Donc lorsque les marchés ont chuté, et avec eux les rendements, ils sont sortis en masse pour aller vers les certificats de dépôt proposés par ces même banques alors à la recherche de liquidité.

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http://www.agefi.fr/articles/-Ucits-III-jamais-vehicule-faire-hedge-fund-1116076.html

La norme Ucits III se démocratise dans la gestion alternative

Les événements des deux dernières années ont relancé le débat sur les problèmes de transparence et de liquidité des fonds de gestion alternative Afin de s’ouvrir à une nouvelle clientèle ou d'échapper à une future directive plus contraignante, des gérants alternatifs optent pour un véhicule bien accepté.BDL Capital Management, Laffitte Capital Management, Rivoli Fund Management ou encore BlueCrest, Marshall Wace, Brevan Howard…, ces gestionnaires français ou anglo-saxons spécialisés en gestion alternative ont récemment adapté leur stratégie d’investissement dans un véhicule Ucits III, aujourd’hui reconnu comme un standard. La convergence entre les gestions traditionnelles et alternatives, initiée depuis l’entrée en vigueur de la réglementation Ucits III - en novembre 2003 pour la France - qui a élargi le champ d’investissement des OPCVM et qui assouplit progressivement l’utilisation des instruments dérivés, s’est en effet accélérée depuis la crise.Catalyseurs. La faillite de Lehman Brothers et l’affaire de fraude Madoff ont rappelé l’intérêt d’investir dans un cadre régulé, transparent et liquide. La norme Ucits III déjà bien établie en Europe connaît ainsi un nouvel essor, y compris face aux OPCVM à règles d’investissement allégées (Aria) mis en place par l’ AMF pour favoriser le développement de la gestion alternative directe. « Dans le cadre des fonds Aria EL, il existe un accord tripartite entre la société de gestion, le prime brokeret le dépositaire. Or, depuis la faillite de Lehman Brothers, les dépositaires ne sont plus prêts à accepter ce type de montage sinon à des conditions différentes. En revanche, les actifs des fonds Ucits III sont entièrement détenus par le dépositaire », explique Thierry Dupont, directeur commercial chez BDL Capital Management.

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http://www.agefi.fr/articles/La-norme-Ucits-III-democratise-gestion-alternative-1116365.html

jeudi 3 décembre 2009

Chief Financial Analyst : CFA à l’honneur à Genève

John Rogers. «Les analystes financiers doivent faire preuve d’une éthique irréprochable», milite le président du CFA Institute.

Bravo pour ce premier pas. C’est en substance le message qu’a adressé mercredi soir à Genève John Rogers aux nouveaux détenteurs romands du titre de Chartered Financial Analyst. Le directeur et président du CFA Institute a profité de la cérémonie pour encourager les heureux élus -151 en Suisse au cours des douze derniers mois - à capitaliser sur les efforts consentis pour l’obtention du diplôme (trois examens nécessitant 1000 heures d’étude chacun sur trois ans et demie en moyenne et 1900 dollars pour l’inscription) pour progresser dans la hiérarchie de la finance internationale et «s’engager vers le leadership dans la profession». Quand davantage de détenteurs du CFA deviendront CEO ou régulateurs de haut niveau, la confiance du public dans le conseil en investissement progressera considérablement, estime John Rogers, que l’Agefi a rencontré en marge de la manifestation.

Lire la suite sur :
http://www.agefi.com/Quotidien_en_ligne/detailArticle.php?articleID=337441

Le site du CFA :
http://www.cfainstitute.org/index.html

mercredi 2 décembre 2009

«Weathering the storm» - étude mondiale d'Ernst & Young sur les hedge funds

D'après une étude récemment publiée par Ernst & Young, le ralentissement économique mondial a contraint les gérants de hedge funds à réagir rapidement et radicalement aux demandes des investisseurs.

L'enquête s'adressait à 100 des plus grands hedge funds au monde et a été menée par la société internationale de conseil Greenwich Associates, spécialisée dans l'étude de marché, pour le compte d'Ernst & Young. Ses résultats mettent en évidence les profonds changements qui ont été réalisés l'année dernière en matière de gouvernance, de gestion de fonds et de reporting aux investisseurs et qui ont contribué à renforcer la confiance des investisseurs, sans pour autant entraîner des coûts supplémentaires notables pour les fonds.

Les sondés estiment que la transparence et la gouvernance améliorées suite à la crise économique représentent de réels progrès pour les investisseurs. Cette adaptation rapide constitue à leurs yeux la preuve que leur industrie est en mesure de répondre concrètement aux besoins des investisseurs. Concernant la surveillance réglementaire renforcée en revanche, ils estiment que celle-ci manque de précision, est peu utile aux investisseurs et trop coûteuse.

Cataldo Castagna, Head of Asset Management chez Ernst & Young Suisse, déclare: «Les gérants que nous avons interrogés ne sont pas opposés à une nouvelle réglementation. Ils comprennent, au contraire, la nécessité d'une surveillance réglementaire plus stricte et s'y préparent, mais s'avouent néanmoins préoccupés par l'harmonisation entre les autorités de surveillance des Etats-Unis, de l'Union européenne et d'autres pays ainsi que par le coût de la mise en conformité par rapport aux bénéfices que peuvent en retirer les investisseurs.»

Lire la suite de l'article sur :
http://www.presseportal.ch/fr/pm/100016476/100594102/ernst_young_schweiz

mardi 1 décembre 2009

Gestion de Fortune : Nouveau Profil de l’ex-SBP qui devient Banque Profil de Gestion

Silvana Cavanna, CEO : «La Banque Profil de Gestion veut doubler le nombre de ses gérants et multiplier sa masse sous gestion par cinq d’ici 2012». Le premier pas pour devenir «L’autre banque» - c’est son slogan - consistait déjà pour l’ex-Société Bancaire Privée à devenir «une» autre banque. En officialisant hier sa nouvelle raison sociale, la Banque Profil de Gestion a tourné une page définitive sur un passé mouvementé et explicité devant la presse une ambitieuse vision de l’avenir. Repris fin décembre 2007 par l’Italienne Banca Profilo, l’établissement genevois coté à Zurich depuis 1997 bénéficie depuis février du spectaculaire soutien du nouvel actionnaire majoritaire de Banca Profilo, le groupe Sator fondé par l’ambitieux quadra transalpin Matteo Arpe.

Lire la suite sur :
http://www.agefi.com/Quotidien_en_ligne/detailArticle.php?articleID=337287

lundi 30 novembre 2009

John Tendon commente la directive AIFM : Pourquoi la directive européenne AIFM suscite-t-elle la polémique

M de Proft ( Directeur EFAMA) retrace l’historique de la directive et déclare que dès le début de la crise, les financiers classiques ont laissé entendre que la crise était liée aux agissements des HF. Naissance de la directive européenne début octobre. Lors des réunions du Conseil européen, 45 membres représentant les entreprises européennes ( Société Générale, BNP, Deutsche Bank, etc ) sont représentés. Idée : donner un passeport aux non UCITS. La présidence suédoise soutient le projet et EFAMA (association européenne des fonds de placements) soutient la proposition suédoise.

Sur les 2.1 trillions concernés dans la directive, 300 milliards sont affectés aux HF et 600 aux fonds immobiliers.

Pour Alexandre Col, la décision finale sera politique. Les objectifs de la directive sont 1.protection de l’investisseur 2. Régulation 3. Harmonisation européenne. Au niveau suisse, un constat d’échec s’impose devant la faiblesse des enregistrements de HF en Suisse. Pour Col, le coût de régulation des fonds et non des managers est de 20 bps. De plus, pour lui, il n’y aucun intérêt à ce que les HF Eu s’enregistrent aux USA.

Pour André Keijsers (Gottex) , Gottex a une opérationnalité à Londres déjà et si la directive ne permet pas pas à des FoHF d’être marketés depuis la Suisse, ils le feront depuis Londres.

Lire la suite de la synthèse de John Tendon sur son site :
http://www.ocytofinance.eu/