En finance, il est difficile de faire émerger des lois sur lesquelles bâtir des prédictions, selon Laurent Germain, directeur du Laboratoire de recherche en finance de l'Ecole supérieure de commerce de Toulouse.
La finance est fascinée par la physique ou l'ingénierie, par ces méthodes qui permettent de prédire des trajectoires ou de faire voler des long-courriers transportant plusieurs centaines de personnes. Elle a donc adopté la même approche et développé des modèles pour toutes les dimensions de l'investissement: valorisation de titres, composition de portefeuilles et mesures des risques. Les banques, séduites par leurs prédictions, les ont vite adoptés. Mais les dégâts de la crise financière ont, de nouveau, mis en évidence leurs faiblesses.
Laurent Germain, directeur du Laboratoire de recherche en finance de l'Ecole supérieure de commerce de Toulouse et spécialiste de la finance comportementale, explique pourquoi les modèles de l'économie financière n'ont pas la qualité prédictive espérée. Et comment les utiliser malgré cette limite fondamentale.
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http://www.letemps.ch/template/supplement.asp?page=19&article=239281
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