Par un étrange paradoxe, la gestion alternative, à la réputation toujours un peu sulfureuse, trouve aujourd'hui parmi ses plus fervents défenseurs des banquiers privés de la place financière genevoise. Tel Patrick Odier, associé senior de LODH, qui s'exprimait dans ces colonnes il y a quelques jours ou encore Ivan Pictet, associé senior de Pictet & Cie et président de Genève Place Financière. Ce dernier mettait en avant, mardi dernier lors de la conférence de presse annuelle de la fondation, le caractère incontournable des hedge funds dans la gestion de fortune actuelle - jusqu'à 20% des portefeuilles - et leur rôle d'amortisseur. Ils sont en effet réputés permettre de capturer une partie de la hausse des marchés sous-jacents tout en protégeant le capital. Et ils ont jusqu'ici fait plutôt leurs preuves puisqu'ils ont réussi à ne perdre qu'une quinzaine de pour-cent depuis le début de l'année, contre plus de 50% pour les actions.
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lundi 3 novembre 2008
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