Les coups de sape successifs infligés aux marchés financiers depuis juillet 2007 n'ont pas épargné non plus les stratégies qui tendent à préserver le capital, plus communément connues sous les noms de gestion à rendement absolu. Dans le marché haussier des années 90, ces stratégies n'étaient pas une priorité puisque les investisseurs considéraient une performance positive et élevée comme acquise. Le marché baissier qui a suivi l'éclatement de la bulle internet leur a donné un nouvel essor. Cependant, depuis l'été 2007 toutes les classes d'actifs ont été affectées par une conjonction de risques aussi inhabituelle que sévère.
Le gel des marchés, les ventes massives afin de réduire le levier, la crise de divers acteurs et la contraction conjoncturelle sont les facteurs principaux qui ont conduit à la crise de confiance généralisée que nous connaissons. La mise en place d'actifs très diversifiés et le plus décorrélés possible n'aura pas permis d'éviter complètement le tsunami financier de 2008, tant même les actifs les plus sûrs comme les créances à court terme, que les actifs censés être les plus stables et les moins corrélés tels les fonds de hedge funds, auront été touchés par des pertes. Un regard sur les fonds distribués en Suisse dans le segment rendement absolu montre qu'aucun n'a résisté à cette crise, quelle que soit la méthodologie ou la technique de construction de portefeuille. Ceci étant le cas depuis le début de l'année aussi bien que sur un an.
Par Edouard Dubuis, Head Multi Asset Class & gérant des fonds Total Return, Clariden Leu
Lire la suite de l'article sur LeTemps.ch :
http://www.letemps.ch/template/finance.asp?page=23&article=245102
samedi 1 novembre 2008
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire