lundi 3 novembre 2008

Hedge fund, le faux "ennemi public numéro un"

Isolés car non régulés et en déclin, les fonds alternatifs servent d'alibi commode pour masquer la responsabilité des banques.

Dans la tourmente financière dans laquelle nous sommes engagés, il semble que d'aucuns aient entamé une nouvelle chasse aux sorcières. Chacun se doit d'identifier «ses» boucs émissaires et nombre de commentateurs se plaisent à décrire les hedge funds, tout de noir vêtus, chevauchant leurs balais en ces temps de Halloween. Il nous semblait opportun de jeter un éclairage différent sur certains aspects du monde souvent mal connu des hedge funds: la notion selon laquelle il s'agirait d'une classe d'actifs, la justification du «short», la notion d'actif «alternatif» ou encore le niveau actuel des rédemptions.Les hedge funds sont aujour­d'hui la cible d'attaques systématiques des commentateurs financiers. L'incompréhension de ce que sont les hedge funds semble affecter jusqu'aux sphères les plus élevées des ministères de certains de nos voisins. Il faut dire que les hedge funds sont les victimes de leur propre silence, ils n'ont jamais fait d'effort pour se faire connaître, ils n'en ont d'ailleurs pas le droit dans la mesure où ils ne sont pas enregistrés comme fonds reconnus par les autorités régulatoires.

Par Olivier Dupraz, Managing Director EFMI Limited

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