dimanche 14 février 2010

Michellod-Maradan : Le principe de budgétisation du risque

Comme Lionel Martelini, professeur de finance à l’EDHEC l’a récemment rappelé, l’industrie financière, au sens large du terme, justifie son apport, en termes de valeur ajoutée, par sa capacité à trouver des solutions en termes d’investissement qui viennent satisfaire un besoin d’un investisseur, privé ou institutionnel. Or, jusqu’il y a peu encore, cette industrie focalisait ses recherches dans la sélection de vecteurs d’investissement (i.e actions ou obligations) comme unique source de plus-value significative en termes de gestion de portefeuille. Cependant, les récentes crises survenues sur les marchés financiers sont venues faire évoluer ce paradigme de gestion. C’est ainsi qu’aujour­d’hui, la distinction entre rendements passifs «bêta» et rendements actifs «alpha» (i.e approche «core-satellite») ainsi que l’extrême volatilité des primes de risque, comme par exemple celles des actions ou des matières premières, sont devenues des thématiques centrales dans la notion d’investissement. Dans ce contexte, la gestion des risques et leur budgétisation («risk budgeting») ont gagné en importance pour devenir des éléments clés dans la gestion de portefeuille. La question de l’allocation aux matières premières doit également passer par cette étape de la réflexion sur le risque.

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http://www.letemps.ch/Page/Uuid/df5c6a40-19b0-11df-9e6f-982f5e54b463%7C0

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