Le Temps: Peut-on imputer la crise qui affecte le secteur bancaire à de mauvaises incitations en matière de rémunération? Hans Geiger: Il ne s'agit bien entendu pas du seul facteur responsable de la crise actuelle mais il en constitue l'un des aspects. Dans le cas de la crise des «subprime», on peut observer que le mode de rémunération est à l'origine d'un grand nombre de problèmes. Cela commence par les vendeurs d'hypothèques, payés à la commission pour chaque contrat signé. Ensuite, les instituts qui ont accordé les hypothèques ne l'ont pas fait en fonction de la solvabilité des débiteurs. Ils se sont avant tout souciés de titriser ces hypothèques au plus vite pour les revendre à d'autres établissements. Enfin, les agences de notation ont, elles aussi, agi sous l'effet de mauvaises incitations. On peut donc constater que les incitations étaient faussées à une multitude de niveaux dans cette crise.
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1 commentaire:
Mr Geiger, qui faisait partie du conseil d'administration de Vontobel Bank AG, met le doigt sur un sujet délicat et analyse avec intelligence les dysfonctionnements du système de rémunération actuel. Difficile de dire si les RH auront leur mot à dire en face des puissants managing director des banques d'affaires.
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