mardi 10 juin 2008

Gestion de Fortune : Gérants indépendants: si mal aimés, et pourtant si courtisés…

La rivalité légendaire entre banquiers et gérants indépendants s’est exprimée une fois encore lors de la journée BANCOrama*. Des représentants des deux professions ont accepté de débattre sur le thème «Gérants indépendants: si mal aimés, et pourtant si courtisés…» Une discussion pour tenter de réconcilier les deux professions.

Par Hélène Lelièvre de BANCO

«Je suis le mal aimé. Qui pourrait me dire qui je suis? Et j’ai bien peur, toute ma vie d’être incompris.» Même s’il parle lui-même de cette chanson de Claude François, Jean-Michel Genin, gérant indépendant auprès de sa propre société Genin & Cie, ne se reconnaît pas dans ces paroles. Il n’a pas l’impression d’être mal aimé de ses banquiers: «J’ai un contact plus qu’amical avec mes deux banques dépositaires.» Alors, les gérants indépendants sont-ils vraiment si mal aimés? Olivier Collombin, responsable des tiers professionnels chez LODH & Cie, avance une explication toute en nuances: «Le monde bancaire n’a jamais activé ses lobbies pour tuer dans l’œuf le développement des acteurs indépendants. Certes, ce n’est jamais agréable pour un banquier d’avoir un collaborateur qui quitte la banque pour devenir indépendant. Mais, dans les faits, les banques ont laissé faire le marché pour que, au final, le client donne le ton. Ce métier s’est développé grâce au libéralisme et au pragmatisme suisse.» Il rappelle aussi que, dans les pays voisins, les banquiers ont fait en sorte qu’un arsenal juridique soit mis en place pour éviter que des acteurs indépendants puissent éclore.

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