La performance brute des Mutual Funds et des hedge funds ne peut être comparée que si l’on arrive à isoler l’impact de la structure de rémunération... La performance des Hedge Funds est, en général, supposée moins volatile et moins corrélé au marché. Ceci se traduit par des bétas, c.-à-d. des corrélations avec les facteurs de risque globaux, plus faibles. En ce qui concerne ces facteurs de risque, il s’agit notamment des variations non anticipées du taux d’inflation, de la structure par terme des taux voire du taux de croissance. La supposée non-corrélation aux marché est censée provenir du fait que les Hedge Funds peuvent vendre à découvert, c.-à-d. vendre un actif qu’ils ne détiennent pas pour le racheter plus tard lorsque le prix de l’actif en question aura perdu en valeur. La vente à découvert permet aux gestionnaires de mieux exploiter des supposées anomalies de marché, c.-à-d. des rendements excessifs au vu du risque auquel donne lieu la détention du type d’actif en question. De ce fait, les Hedge Funds permettraient de mieux diversifier les risques et accroîtraient la rentabilité des portefeuilles. Cela dit, la performance des fonds est mesurée net des « fees ». Or, les « fees » des gestionnaires de Hedge Funds sont structurés différemment de ceux des gestionnaires de Mutual Funds. La performance brute des deux véhicules d’investissement ne peut être comparée que si l’on arrive à isoler l’impact de la structure de rémunération. C’est justement ce qu’on fait Brooks et al. (2007) dans une récente étude.
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