mardi 6 mai 2008

Gestion de Fortune en Suisse : l'autorégulation doit être réaménagée en Suisse

GERANTS INDEPENDANTS - Pierre Christodoulidis, président de la CIFA, va demander à la Finma de réexaminer la fonction des OAR - par Philippe Gumy.

La directive européenne MiFID est quasiment une boîte de Pandore, si l'on en croit les gérants de fortune indépendants. Le texte protège a priori mieux les clients, qui profitent d'une plus grande transparence dans les produits qui leur sont proposés. Les risques de placement doivent en outre leur être mieux expliqués. Mais la branche doit désormais composer avec des règlements ultra-détaillés. Ils obligent parfois, comme en France, le conseiller en placement à consacrer la totalité d'une première rencontre avec un client à émettre des mises en garde et à détailler le plus exhaustivement les risques potentiels. Un peu comme si un vendeur de voiture donnait à ses clients un cours sur les accidents de la route avant de vanter les véhicules qu'il propose. Contrairement à l'Union européenne, la Suisse n'a pas d'arsenal normatif spécifiquement destiné à régenter l'activité des intermédiaires financiers. Ces derniers sont toutefois soumis à la loi sur le blanchiment d'argent (LBA). Depuis la fin des années 1990, cette dernière contraint les acteurs de la branche à se surveiller eux-mêmes via des organismes d'autorégulation (OAR), ou bien à se soumettre directement à l'Autorité de contrôle basée à Berne.

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