Extrait d'un intéressant article écrit par Dr. Michel Verlaine sur www.next-finance.fr
D’un point de vue de l’analyse économique, les investisseurs choisiraient d’investir dans les composantes « beta » et « alpha » de manière isolée. A cet égard, un détour par la théorie financière n’est probablement pas de luxe. Cette dernière nous enseigne, bien sûr sous réserve d’hypothèses standards quant au comportement des investisseurs, que les rentabilités des actifs sont fonction des risques auxquelles ils donnent lieu. Cependant, la rentabilité ne dépend pas des risques considérés de manière isolée, car on peut les diversifier via la constitution d’un portefeuille. Ce qui est source de rentabilité, en vue de compenser les risques encourus, c’est le risque systématique, dénommé « beta ». Il mesure la relation statistique, plus précisément la corrélation, entre un indice de marché et la rentabilité de l’actif en question. Il existe dès lors des opportunités de rentabilité par profil de risque. Un investisseur peut donc s’attendre à une rentabilité plus ou moins élevée en fonction du « beta » de son portefeuille.
On suppose cependant que certains gestionnaires sont plus habiles à détecter des actifs mal évalués. On parle alors de « stock picking abilities ». Si un gestionnaire de fonds fait montre d’une habileté systématique à trouver des actifs mal évalués, il génère de « l’alpha », c’est-à-dire une performance supérieure à celle que l’on pourrait attendre étant donné le « beta » de son portefeuille. Les fonds standards activement gérés peuvent donc à la fois avoir de l’exposition au risque « beta » et générer de l’alpha. Ce que l’on semble cependant observer, c’est une tendance des investisseurs à investir dans des fonds ETF afin d’avoir une exposition au « beta » et de conjointement investir dans des fonds alternatifs afin de profiter de l’éventuel « alpha ». La systématisation de cette approche est d’ailleurs connue sous la dénomination « Core-Satellite investing ». L’approche consiste à investir dans un portefeuille passif qui réplique un indice standard tel le S&P 500 et puis d’investir une fraction du portefeuille dans un sous-portefeuille de Hedge Funds. Pourquoi un sous-portefeuille ? Eh bien, il s’agit de diversifier les risques et on peut dès lors s’attendre à un « alpha » moyen.
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http://www.next-finance.fr/Vers-quels-bouleversements-dans-l
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http://www.grid.ensam.estp.fr/fr/
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