Il faut presque aller la dénicher tant elle est discrètement placée dans un hôtel particulier de la Vieille-Villegenevoise. La banque Franck, Galland n'est pas le plus connu des établissements privés bancaires romands, mais elle fait parler d'elle en ce début d'année. Le bénéfice net et les avoirs de la clientèle ont littéralement bondi en 2007 (respectivement de 24% à 12,7 millions et 22% à 4,8 milliards de francs) et l'apport d'argent frais a même battu un record lors du premier semestre 2008. Les géants suisses peuvent bien pleurer leurs bénéfices perdus, les petites banques engrangent de jolis profits. Les avoirsont quintuplé -Rencontré à Genève, le directeur général Patrick Gigon amène des explications: «La banque enregistre pour la quatrième année consécutive des records, surtout lorsque l'on songe qu'en janvier 2003, la masse sous gestion n'était que d'un milliard. Elle a donc quintuplé en cinq ans et 2007 reste incontestablement une année charnière pour nous.» D'un naturel très discret, l'établissement d'origine vaudoise (voir ci-contre) est donc devenu, rapidement et aux yeux de tous, un des acteurs de référence dans le paysage de la gestion de fortune romande grâce à trois piliers développés, ainsi que l'explique Patrick Gigon: «Nous avons accentué notre enracinement local afin de réduire notre dépendance à l'Europe. Nous avons également réussi à assurer une performance de choix dans notre gestion, grâce à une architecture ouverte dynamique et, par exemple, à travers un fonds de fonds alternatifs distribué en Suisse qui a enregistré une hausse de 12,35% en 2007. Enfin, et c'est notre marque de fabrique, la culture de la banque est incarnée par un esprit de famille partagé avec ses clients par les 88 collaborateurs. Nous nous définissons comme un artisan de la haute horlogerie bancaire qui ne vise pas forcément la croissance.»
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